Archive pour janvier 2010

Clôture du projet TerraNumerica

Vendredi 22 janvier 2010

Le projet TerraNumerica s’est terminé en janvier 2010. Voici une vidéo illustrant ces différentes étapes techniques :

Lors de l’événement du 14 janvier à la Bellevilloise, la salle principale a été scannée par un Trimble FX lors du cocktail de clôture. Pour se donner une idée, le nuage de points est composé d’environ 66 millions de points.

Une nouvelle imagerie étrange (et ici particulièrement fantomatique par le noir et blanc), où la capture d’un instant est restituée sous l’aspect d’un Musée Grévin numérique !

Article paru dans la Tribune. 19 janvier 2010

TerraNumerica : Ville blanche

Mercredi 20 janvier 2010

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Le modèle urbain comme surface d’écriture. Du grapheur au touriste en passant par l’artiste, la ville reste à écrire et le réalisme n’est pas une réponse unique et définitive.

Le réalisme photographique opère un masquage, une occultation du modèle urbain. La dissociation du volume et de la texture permet non seulement de penser la volumétrie comme surface de projection mais également de revendiquer l’autonomie de la peau urbaine par rapport à son « support» . La ville devient alors un enjeu de représentation, de création, de révélation et d’appropriation pour le touriste ou l’artiste (Last Life, Infinity et Paris Souvenirs).

« Texture participative»  s’intéresse aux bases de données photographiques en ligne (Flickr…) et aux enjeux socio-culturels liés à la possibilité d’une représentation, à la fois subjective, collective et évolutive, de l’espace urbain. L’application permet de générer un nuage de points 3D à partir d’un ensemble de photographies numériques non calibrées. Celles-ci sont ensuite recalées sur le modèle 3D blanc. « Texture participative»  permet de prendre en compte la dimension subjective et temporelle du regard ainsi que l’inévitable obsolescence de toute base de données. Projet coordonné par Vincent Guitteny (Thalès), et Christophe Leclercq (CITU), avec l’aide de Karen O’Rourke et ses étudiants en art de l’université Paris 1.

VMA_Textpart2

Texture vidéo

Si l’expérimentation texture participative ouvre des perspectives quant à l’appropriation individuelle de bases de données urbaines, le texturage vidéo permet d’envisager des usages liés à la nécessité d’obtenir des informations dynamiques en temps réel. Ce n’est pas tant la participation que la qualité du point de vue qui, ici, importe.

A quel moment aurions-nous besoin de visualiser un flux vidéo dans un environnement urbain en 3D, et ce, sans verser dans le fantasme du panoptique vidéo temps réel vers lequel tend un projet comme E-Corce ? Il s’agira essentiellement de points de vue associés aux flux (routier, piéton, etc.). L’exemple évoqué dans l’illustration 2 concerne l’identification de places de parking libre. Mais nous pourrions également envisager un service permettant de faire le point sur les queues à l’entrée des principaux lieux de culture et loisirs (Musée du Louvre, Grand Palais…) : le visiteur pourrait ainsi prendre connaissance à distance du flux de visiteurs, et reporter son passage au musée en cas d’affluence. Des points de vue aux intérêts divergents et cumulatifs peuvent être identifiés. Ainsi, dans notre scénario « Inondation 2010″, une caméra positionnée en hauteur, et orientée vers l’entrée du Musée d’Orsay en englobant également la Seine, ses voies sur berges et ses quais pourrait aussi bien servir à la prévention comme la gestion d’une crue à distance (visualisation de la montée des eaux à proximité de lieux critiques et prioritaires dans le Plan Local d’Urbanisme, déclenchement des alertes associés aux différents seuils critiques – 5,50 pour le Musée d’Orsay).

Autres usages de la ville blanche:
Amplificateur de lumière: créer un mapping d’illumination pour la réalité augmentée en vision nocturne
Jeu vidéo Hide and Seek, (» cache-cache»  en anglais): traverser la ville en évitant les caméras de surveillance dont les images constitueraient la seule texture.

Illustration 1 : Texture participative photo.

Illustration 2 : Texture participative vidéo (parking).

TerraNumerica : Zoom de Bertrand Planes

Mercredi 20 janvier 2010

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Les services géographiques Web ont profondément standardisé la représentation urbaine comme son usage. Par l’adoption d’une perspective récursive, le projet Zoom désamorce le mode d’exploration traditionnel et la notion de seuil dans un espace éclaté et post-cubiste.

Les nouveaux outils de visualisation 3D permettent une exploration des villes. Se pose alors la limite du zoom avant. Cette dernière est liée aux informations collectées. L’image devient floue lorsque l’on dépasse la limite des données grâce au principe d’interpolation qui, appliqué à une image, insère des pixels supplémentaires entre ceux qui constituent l’image d’origine. Cette insertion se fait selon un principe simple de moyenne, générant à terme un floutage. On peut s’interroger sur cette illusion, et son intérêt. L’image ne possède pas plus d’information grâce à cette interpolation ; il s’agit d’un leurre, afin de ne pas limiter l’utilisateur et de le confronter à un arrêt brutal lors de son exploration.

Le projet se base sur cette notion de relation à la limite. Il s’agit d’un algorithme permettant une exploration continue de l’image en zoom avant, sans avoir recours à un floutage et proposant un mode exploratoire tirant parti de cette limite. Lors d’un zoom au-delà de la résolution, l’utilisateur pénètre alors progressivement dans une autre image, un autre espace géographique.

Cette image-texture est elle-même constituée d’autre images sélectionnées pour leur similitude de couleur et de forme avec l’image d’origine. Ces nouveaux éléments graphiques (sous texture) représentent d’autres espaces géographiques prélevés dans l’ensemble des textures de la ville et déplacent l’observateur à un autre endroit de la scène 3D : une déambulation « imprévisible»  et infinie dans l’espace dictée par le canevas de l’algorithme.

Zoom from bplanes on Vimeo.

Bertrand Planes est né à Perpignan en 1975 et a suivi un cursus complet à l’ESA de Grenoble. Depuis 2004, il travaille en association avec le CNRS. L’artiste a déjà exposé dans de nombreuses galeries et institutions internationales et figure à l’inventaire de quelques grandes collections.

TerraNumerica : Last Life de Maurice Benayoun

Mercredi 20 janvier 2010

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En croisant les espaces des réseaux sociaux, des webcams et des bases de données urbaines il s’agit de tracer les limites d’une économie de l’attention. Le projet Last Life définit une urbanité en ligne où l’enjeu de visibilité concerne moins la façade (architecturale) que la représentation sociale.

Les univers virtuels comme Second Life nous proposent un monde de substitution dans lequel nous vivons une vie de substitution (avatars). Last Life nous rappelle que nous n’avons qu’une vie et qu’il faut en profiter. Elle nous pousse à se fixer des objectifs, voire à modifier notre vie pour les atteindre. Les univers persistants constituent le plus souvent des réseaux sociaux et des lieux de rencontre, plus rarement des espaces symboliques qui aident à penser notre relation au monde et aux autres. Dans ce memento mori temps réel, le temps d’attention, à l’instar des régimes marchands de la communication télévisuelle, est la seule monnaie d’échange (la « $econd of Life»  $ol). Le temps de vie et le temps d’attention qui en découle est le capital initial que nous détenons tous sans en connaître l’ampleur et que nous dépensons souvent sans compter. Comme c’est la vraie vie, l’attention accordée à l’autre devient un don que ce dernier devra justifier par la qualité de la vie cadrée par la webcam qu’il offre à l’appréciation du visiteur.

Last Life from lastlife on Vimeo.

Illustration : Frédéric Maurel.

TerraNumerica : Infinity de Florent di Bartolo

Mercredi 20 janvier 2010

infinity_expo

En traduisant une collection de photographies en couleurs selon une codification prédéfinie, et en maculant le modèle de la ville blanche, Infinity sublime l’injonction réaliste et redessine ainsi une approche inédite du territoire, entre figuration et abstraction.

Infinity est une plateforme Internet qui propose à ses visiteurs deux modes de participation. Le premier mode requiert une identification. Il permet au visiteur de se déplacer à l’intérieur d’un modèle 3D de Paris représentant le Panthéon et ses environs. Dans cet espace 3D, le visiteur peut se déplacer et déposer des images dont il décide de partager ou non la vue avec les autres visiteurs. Le second mode de participation ne requiert pas d’identification et permet à n’importe quel visiteur de se déplacer à l’intérieur de l’espace 3D sans pour autant avoir la possibilité de déposer des images. Dans ce second mode, aucune des images déposées dans le premier mode n’est affichée, pourtant celles-ci jouent un rôle majeur : les images sont responsables des différentes couleurs appliquées aux bâtiments qui constituent le modèle 3D. La couleur d’un bâtiment est choisie en fonction du nombre d’images déposées dans ses environs. Chaque nouvelle image permet de changer indéfiniment la couleur du bâtiment auprès duquel celle-ci a été déposée et de modifier ainsi la perception qui pourra être faite du modèle 3D.

Infinity – Prototype from Flo711 on Vimeo.

Chercheur en esthétique des nouveaux médias à l’université Paris 8, Florent di Bartolo écrit une thèse sur l’utilisation des bases de données dans la création artistique contemporaine. À côté de ses recherches, il développe une pratique artistique qui conçoit le Web comme un espace de production et de diffusion. Ses récents travaux accordent une place importante à la présence du visiteur dont il capture l’image où recense les actions. Sous un angle à la fois théorique et pratique, Florent di Bartolo cherche à produire un discours sur la nature des changements auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés en terme de lecture et de mémorisation d’images.

TerraNumerica : Partially Buried University de Karen O’Rourke

Mercredi 20 janvier 2010

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Le projet met en exergue les notions de croissance et d’entropie, par un dialogue entre la nature et le construit, et de réflexivité par un mapping historique de l’art sur son lieu d’enseignement. Ou comment un élément d’histoire de l’art peut questionner la représentation et sa temporalité.

Robert Smithson a réalisé l’une de ses premières œuvres de Land Art à Kent, Ohio en janvier 1970. C’était « Partially Buried Woodshed» . Smithson disait alors qu’il avait toujours voulu enterrer un bâtiment. Moi, j’ai toujours voulu déterrer un Smithson. Imaginons qu’un homme de 70 ans se faisant appeler Robert Smithson refaisait surface en Europe. Est-ce un imposteur ? Souffre-t-il d’amnésie? Si Nancy Holt le reconnaîssait pour son mari et que la galerie James Cohan organisait une exposition de plusieurs nouveaux non-sites, l’UFR d’arts plastiques (Université Paris 1) pourrait l’inviter à réaliser une oeuvre de Land Art à Paris. Avec mes étudiants, je l’aiderais à ensevelir un bâtiment de l’université…

Le Centre St Charles (Université Paris 1) connaît un problème d’infiltration d’eau dû apparemment à la présence d’une rétention d’eau sur une terrasse du bâtiment. L’intervention consisterait à installer un jardin sur cette terrasse afin de capter l’eau résiduelle, embellir le lieu et contribuer au développement durable, tout en sachant que le bâtiment n’a pas été prévu pour soutenir la masse que représente un tel jardin. Il y a de fortes chances que la structure du bâtiment cède sous le poids du jardin. Le jardin tendrait donc à envahir le bâtiment.

Le projet consiste en la visualisation, grâce à une simulation en 3D, de l’ensevelissement du Centre Saint Charles par le jardin suspendu imaginé sur ses terrasses. Ce jardin est conçu pour rendre visible le conflit entre ordre et désordre. En simulant l’action de l’entropie, on explore le processus que l’artiste Robert Smithson appelait « désarchitecture ».

Karen O’Rourke.

Artiste née à Ithaca (USA), Karen O’Rourke vit et travaille à Paris (France). Maître de conférences à l’Université Paris 1. Chercheur au Laboratoire des arts et des medias (LAM-LETA) et au CITU (Création Interactive Transdisciplinaire Universitaire). Parmi ses projets recents : Paris Reseau/Network CD-Rom (2000), « aaa: l’archivage en tant qu’activité artistique»  (2000), « Une carte plus grande que le territoire»  (2001-2004), « Ruines à l’envers»  (2004–), « Eavesdroplets»  (2006-2007) et « Partially Buried University» . Lauréate du prix Leonardo en 1997. Prépare actuellement un livre « Walking and Mapping: Artists as Cartographers»  (MIT Press).

TerraNumerica : Paris Souvenirs de Dominique Cunin et Mayumi Okura

Mercredi 20 janvier 2010

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La numérisation du territoire urbain entre progressivement dans notre quotidien. Si la navigation dans des villes simulées en 3D, présentée dans des dispositifs interactifs, offre un nouveau regard sur leur structure et leur étendue, un grand nombre de modifications et de manipulations des architectures deviennent également possibles. La ville peut alors être réinterprétée, transformée, et donner lieu à de nouvelles formes de cartes.

Lors de nos déplacements dans la ville au quotidien, nous marchons plus ou moins rapidement en empruntant des chemins que nous connaissons bien. Nous portons alors peu d’attention à la forme des bâtiments qui nous entourent. Lorsque nous visitons la ville, nous nous déplaçons plus lentement, nous portons plus d’attention à notre environnement. De cette attention variable portée aux architectures découle des souvenirs différents. Nous aurons un souvenir plus précis d’un quartier où nous nous sommes déplacés lentement parce qu’une volonté d’observer la ville nous mobilise. Mais nous avons un souvenir beaucoup plus flou, parcellaire et superficiel d’endroits où nous sommes passés rapidement.

Paris souvenirs propose de représenter les degrés de précision des souvenirs que nous avons des rues que nous avons empruntées. C’est sous la forme de sculptures de petite échelle que nous souhaitons donner forme à des plans de la ville en relief. Seuls les bâtiments situés autour du trajet décrit par la personne dans ses déplacements ne seraient représentés. Le temps qu’elle a passé dans les différent lieux au fil de ce trajet constitue la matière première de Paris souvenirs. Les lieux où peu de temps a été passé seraient représentés sous la forme de blocs abstraits de petites dimensions. Plus le temps passé dans un lieu est long, et plus sa représentation est déformée par un effet de loupe et de grandes dimensions.

Dominique Cunin

Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’art de Nancy, il fait son Master 2 recherche en Arts Numériques à l’Ecole Supérieure de l’Image de Poitiers-Angoulême avant de s’engager dans un doctorat en Esthétique des Nouveaux Médias à l’université de Paris. Il est actuellement artiste, chercheur à l’EnsadLab (programme de recherche « Formes de la Mobilité» ), enseignant à l’université de Valenciennes (Master Création Numérique) et co-coordinateur d’un Atelier de Recherche et Création à l’Ensa Nancy.

Mayumi Okura

Diplmômée de l’université d’art de Tama (Tokyo), elle poursuit sa formation à l’Ensa Nancy. Elle obtient son Master 2 recherche en Arts contemporains et des nouveaux Médias à l’Université de Paris 8 (Esthétique des nouveaux Médias). Elle est aujourd’hui artiste, doctorante à l’Université de Paris 8 et à l’université d’Art de Tokyo, chercheur à l’EnsadLab (programme de recherche « Formes de la Mobilité» ).

Dominique Cunin et Mayumi Okura réalisent des projets artistiques en collaboration depuis 2005.

TerraNumerica : Patrimoine chromatique (MENSI-TRIMBLE, ECP, CITU)

Mercredi 20 janvier 2010

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La présence de dorures a été constatée, sur les intrados des arcatures trilobées, au-dessus des rois de Judée, sculptures de la cathédrale Notre-Dame de Paris. S’agirait-il d’un moyen pour réfléchir la lumière du soleil et d’ainsi mettre en valeur les statues des rois ?

Le projet consiste à retrouver l’aspect visuel plausible des sculptures et monuments polychromes à une période donnée de leur histoire. Une représentation 3D de la galerie des rois de Notre-Dame fournie par MENSI-TRIMBLE a ainsi été calculée en mode spectrale et photon-mapping (à l’aide du logiciel Virtuelium) afin de pouvoir caractériser les matériaux de la peinture, d’identifier les techniques de dorures par des mesures sans contact avec les œuvres, et de compléter l’influence de l’épaisseur des couches de peinture. Un début de remise en couleurs a pu être réalisé d’après mesures et éclairage solaire (spectre du soleil couchant de l’été 2009), travail réalisé en collaboration avec une historienne de l’art. Ce travail pluridisciplinaire liant sciences de l’homme et de la société et sciences appliquées, « exactes»  et expérimentales permet  aussi, avec les mêmes outils, d’imaginer les matériaux et architectures à venir dans leur rapport à la lumière naturelle ou artificielle (CAO de la couleur).

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Illustration 1 : Galerie des Rois, détail, Notre-Dame de Paris. Acquisition MENSI-TRIMBLE

Illustration 2 : Galerie des Rois, détail, Notre-Dame de Paris. Restitution colorimétrique ECP

Liens externes : Site de Patrick Callet

TerraNumerica : Paris Antique, visite augmentée sur mobile du patrimoine culturel dans la ville (LEDEN).

Mercredi 20 janvier 2010

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Nous vous présentons les résultats du LEDEN, pour le domaine du patrimoine, réalisés sous la coordination d’Audrey Defretin (auteur du texte ci-dessous) :

L’apport de la 3D pour la valorisation du Patrimoine:

- 3D et mobilité pour une visite culturelle augmentée

- La 3D comme outil d’observation, d’interprétation et de transmission du patrimoine culturel

- La 3D pour la numérisation et la conservation du patrimoine

- La 3D pour une contextualisation immersive du visiteur

Cette simulation présente un scénario d’usage d’un dispositif mobile d’aide à la visite dans la ville, intégrant la technologie 3D temps réel, couplée à la réalité augmentée.

Ce dispositif mobile est appuyé par la présence d’un panneau tactile à l’entrée du site culturel, permettant un apport supplémentaire d’informations contextuelles pour le visiteur ainsi que la possibilité notamment pour les touristes étrangers de télécharger par Wifi la visite 3D en réalité augmentée sans subir un surcoût du à l’utilisation de la 3G.

LEDEN2

Dans le cadre du parcours qui lui est proposé, le visiteur effectue une visite découverte du site historique du grand amphithéâtre appelé traditionnellement « les arènes de Lutèce », dont il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges.

La restitution 3D permet dans ce cas au visiteur de se représenter l’édifice tel qu’il était à l’époque gallo-romaine. Le système de réalité augmentée sur mobile donne la possibilité au visiteur d’ouvrir une sorte de fenêtre sur le passé et d’accéder à une visualisation du monument en images de synthèse, en temps réel et géolocalisée. L’innovation réside dans la mise en œuvre d’une technologie de visualisation en 3D temps réel en réalité augmentée sur un téléphone mobile personnel.

Les mobiles utilisés aujourd’hui par les usagers n’ont pas la capacité de proposer une telle application. Seuls des dispositifs semi-mobiles, des bornes fixes ou des consoles informatiques portables proposent ce type d’expérience.

La valeur ajoutée en terme d’usage se trouve dans la possibilité d’obtenir sur un outil de consommation courante une consultation augmentée, contextualisée et géolocalisée.

Illustrations : Captures de la vidéo de démonstration « Paris Antique, visite augmentée sur mobile du patrimoine culturel dans la ville»  © LEDEN – images 3D MRT/MCC – Alban-Brice Pimpaud


Liens externes :

LEDEN. [en ligne] leden.org

Exposition « Les grand monuments de Lutèce, premier projet urbain de Paris»  [en ligne] www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6468&document_type_id=5&document_id=19971&portlet_id=14628

« Paris, ville Antique»  [en ligne] www.paris.culture.fr/

Archeo3D [en ligne] www.archeo3d.fr/

TerraNumerica : Télescope de Réalité Augmentée (CITU-Thalès)

Mercredi 20 janvier 2010

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La Réalité Augmentée contribue à permettre au grand public de lire la ville depuis les points de vue remarquables, identifier ses lieux-phares, en découvrir le passé, anticiper son futur en simulant sur site les projets architecturaux et urbanistiques.

Le TelescopeRA est conçu comme un prototype destiné à être expérimenté sur l’Arc de Triomphe dont la terrasse offre un des plus beaux panoramas de la capitale. Avec les télescopes touristiques, le visiteur s’attend à voir mieux et plus loin. Plutôt que de lui procurer les traditionnels télescopes optiques du type de ceux actuellement en place, ce dispositif d’observation en réalité augmentée permet d’observer les paysages environnants en proposant en surimpression du panorama réel, toutes les informations que l’on souhaiterait obtenir.

Le dispositif permet non seulement une vision actuelle augmentée d’informations textuelles, mais aussi, dans ses développements futurs, de remplacer le paysage contemporain par une vision historique. Le même mouvement d’exploration panoramique permet alors de découvrir le passé comme on regarde le présent. Cette technologie permet d’envisager une approche prospective du paysage urbain puisque des projets à venir peuvent être testés pour leur impact visuel.

L’innovation porte ici sur les technologies de « RA » mais aussi sur le fait de les appliquer à un dispositif public autorisant non seulement le panoramique mais aussi le zoom sur son sujet.

TelescopeRA devient un observatoire qui, dans le cadre d’un partenariat CITU/Centre des Monuments Nationaux, permettra l’exploration du potentiel de la réalité augmentée comme trait d’union entre le patrimoine et le paysage environnement : ici, la région Île de France.

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Illustration 1 : Prototype mis en place lors de la manifestation Futur en Seine en mai-juin 2009, sur la terrasse de l’Arc de Triomphe. Photo Christophe Leclercq

Illustration 2 : Dispositif devant être installé de façon pérenne sur la terrasse de l’Arc de Triomphe.

Illustration 2 et 3 : reconstitution du Palais des Tuileries. Illustration Jordan Prot.