Archive pour février 2009

« La réalité augmentée du bout des doigts»  (Le Monde et Internet Actu)

Vendredi 27 février 2009

Les fictions et autres animations fantaisistes à propos de la réalité augmentée, et que nous avons parfois publiées ici, si elles jouent un rôle actif par l’imaginaire qu’elles exposent, peuvent toutefois nous faire oublier le fait que la Recherche et Développement n’avance pas aussi vite qu’elles ne pourraient le laisser penser. Un article d’Hubert Guillaud (Internet Actu) publié dans Le Monde évoque le projet « Sixième Sens»  du MIT. Le dispositif, qui utilise la vidéoprojection sur surface-écran, peut être considéré comme une étape dans l’histoire des usages de réalité augmentée en situation de mobilité, ici encore, essentiellement en milieu contrôlé ou indoor (à l’exemple du supermarché dans la vidéo). A l’exception de la prise de vue en extérieur par « cadrage digital»  (rectangle constitué par ses doigts), qui ne correspond pas à proprement parler à un usage de réalité augmentée mais qui, en renouvelant l’exercice de la saisie photographique, n’en constitue pas moins une proposition intéressante.

« Pattie Maes, directrice du Groupe des interfaces fluides au Massachusetts Institute of Technology (MIT), a fait sensation à la conférence TED (celle qui ne sélectionne que les idées qui valent d’être diffusées ), la semaine dernière. Elle y a présenté Sixième Sens (Sixth Sense), un concept d’interface miniaturisée qui permet d’interagir avec l’Internet sans avoir besoin d’écran, développé notamment par l’un de ses étudiants, Pranav Mistry.

Sixième Sens est composé d’une webcam qui se porte autour du cou comme un bijou et qui permet au système de voir ce que vous faites ou ce que vous regardez. Si vous mettez une couverture de livre en face de l’œil de la caméra, le système serait ainsi capable d’identifier le livre en question en puisant dans des banques de données en ligne (il pourrait également le faire en lisant la puce RFID du livre, via votre mobile doté d’un capteur de puce). En dessous de la webcam se trouve également un mini-projecteur qui permet au système de projeter images et données sur les surfaces que vous observez. Ainsi, une fois que le système a identifié le livre que vous avez pris en mains, le projecteur peut projeter sur la couverture la note moyenne des critiques que ce livre a obtenue auprès de ceux qui l’ont déjà acheté.» 

[Lire la suite sur www.lemonde.fr]

Sources :

GUILLAUD, Hubert. « La réalité augmentée du bout des doigts» . In Le Monde [en ligne] www.lemonde.fr/technologies/article/2009/02/23/la-realite-augmentee-du-bout-des-doigts_1159331_651865.html#ens_id=1150782 (vérifié le 26/02/2009)

MISTRY, Pranav. « Sixth Sense»  in www.pranavmistry.com. [ en ligne] www.pranavmistry.com/projects/sixthsense/index.htm (vérifié le 26/02/2009)

art[espace] public

Mercredi 25 février 2009

Au cœur de la recherche sur les hyperurbains, la pratique artistique occupe une place de choix. Afin de penser la production des espaces publics à travers l’intervention artistique, le Master 2 professionnel Projets Culturels dans l’Espace Public de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne organise un cycle de conférence dans différents lieux parisiens.

« Parce que les espaces publics sont de plus en plus normalisés, privatisés, surveillés, parce que les récits formatés du storytelling saturent les imaginaires de manières et de matières souvent insignifiantes, parce que la « misère symbolique » croît, il nous semble nécessaire de suivre ces tentatives d’invention d’autres récits, d’autres images, d’autres lieux de rencontre et de partage, ici et ailleurs, qui essaient d’activer ou de réactiver la dimension publique de l’espace public, son caractère poétique et/ou politique.

Une ligne de force traverse cette 3ème édition du cycle art [espace] public : la « fabrique de l’urbanité ». Trois rencontres montrent comment la ville peut s’inventer autrement (1, 6 et 7) et témoignent de l’essor de démarches conduisant les artistes à travailler hors des cadres de la production et de la diffusion culturelles traditionnelles, en association avec des architectes et des urbanistes. L’utopie est au cœur de la rencontre 5, proposée à l’occasion des trente ans d’ilotopie, une compagnie phare des arts de la rue, mais est aussi présente en filigrane dans d’autres débats, comme celui consacré à la production d’espaces publics partagés par les artistes et les acteurs culturels (3). Centré sur les nouvelles écritures du graffiti, le deuxième rendez-vous du cycle fait également écho à la question de la ville mobile et des esthétiques du déplacement (rencontre 4).» 

J-C. P.

Sources :

Master 2 professionnel. Projets culturels dans l’espace public. In art[espace]public [en ligne] www.art-espace-public.c.la/ (vérifié le 24/02/2009)

IGN : Journée de la recherche 2009 (11 et 12 mars)

Mardi 24 février 2009

Le programme des Journées de la Recherche 2009 de l’Institut Géographique National (IGN) qui se tiendront les 11 et 12 mars est disponible :

La manifestation se déroulera sur trois demi-journées, le 11 mars et le 12 mars matin, qui verront se succéder le LAREG, le MATIS et le COGIT (le LOEMI qui a consacré une grande partie de 2008 au développement de caméras numériques est absent de la manifestation et se réserve pour 2010).

Nous commencerons par une illustration de la coopération entre laboratoires de recherche et services de production, ici le LAREG et le SGN dans le cas particulier de la mise en œuvre des services internationaux de géodésie (entretien physique de balises DORIS, prise en charge du développement et de la maintenance de la base de données des sites spatiaux géodésiques, centre de données de l’IGS et de l’IDS, centre d’analyse DORIS etc.). La présentation d’Etienne Bernard sera l’occasion d’évoquer la collaboration nouvelle entre le LAREG et le centre de mathématiques Laurent Schwartz de l’Ecole polytechnique.

L’après-midi sera consacrée à la photogrammétrie et au traitement d’images, avec un retour sur les recherches autour du LiDAR, qui lors de la présentation en 2007 n’en étaient qu’à leur début. Nous mesurerons le chemin qui a été parcouru depuis et les perspectives d’applications thématiques que ces recherches ouvrent. Pour finir ces journées, le COGIT, en plus de présentations sur des recherches nouvelles et prometteuses, dressera sur deux domaines importants, la généralisation et les réseaux vus dans le prisme du risque, un bilan des recherches sur la période 2006-2008.

Accès au programme complet de la journée.

Sources :

Journée de la recherche 2009. In recherche.ign.fr [en ligne] recherche.ign.fr/jr09.htm (vérifié le 24 février 2008)

« Chicago Links Street Cameras to Its 911 Network»  (New York Times February 21, 2009)

Lundi 23 février 2009

La police de Chicago semble propose un système de vidéosurveillance collaboratif high tech :

At first glance, Chicago’s latest crime-fighting strategy seems to be plucked from a Hollywood screenplay. Someone sees a thief dipping into a Salvation Army kettle in a crowd of shoppers on State Street and dials 911 from a cellphone. Within seconds, a video image of the caller’s location is beamed onto a dispatcher’s computer screen. An officer arrives and by police radio is directed to the suspect, whose description and precise location are conveyed by the dispatcher watching the video, leading to a quick arrest.

Proposition qui suscite quelques questionnements sur ce nouveau type de vidéosurveillance participative et ces possibles extensions :

Some experts, including Albert Alschuler, a law professor at Northwestern University, say the surveillance cameras and updated 911 system do not violate privacy rights because the cameras are installed in public locations.

“In America, we protest the use of cameras for things like enforcing laws that reduce crime or traffic accidents, but we probably ought to do more,” Mr. Alschuler said.

He added: “My more serious concern would be if they start using new audio technologies, which can be calibrated to alert police to loud noises, like a scream or a car crash. What worries me is if police can use technology to listen to anyone who happens to be talking in a public location, which would raise serious privacy concerns.”

Sources :

CULLOTTA, Karen Ann. « Chicago Links Street Cameras to Its 911 Network»  in nytimes.com. 20 février 2009. [en ligne] www.nytimes.com/2009/02/21/us/21cameras.html?_r=1&scp=1&sq=Chicago%20Links%20Street%20Cameras%20to%20Its%20911%20Network&st=cse (vérifié le 23/02/2009)

« Ugo de Pietra. Arbitare la Citta»  au FRAC Centre (13 février / 21 juin 2009)

Dimanche 22 février 2009

Une exposition organisée au FRAC Centre, consacrée à l’artiste, architecte et designer Ugo La Pietra, présente une critique de l’espace urbain qui rencontra ponctuellement les nouvelles technologies alors disponibles pour interroger les frontières entre espace privé et espace public. Travail dont la mémoire aura probablement été sauvée par le retour en forces de ces problématiques architecturales, urbaines, artistiques et sociales qu’ont pointé, à la fin des années 60 et du début des années 70, un certain nombre d’artistes tombés depuis dans un relatif oubli.

Extraits du livret d’exposition consacrés à la « Maison télématique : la cellule d’habitation 1971-1972″ :

« Dans le cadre de ses recherches sur le «Système déséquilibrant », Ugo La Pietra élabore un projet de cellule d’habitation connectant espace privé et tissu urbain par le biais d’instruments de communication et d’information. Présentée lors de l’exposition historique Italy: The New Domestic Landscape (MoMA de New York, 1972), la Maison télématique (Casa telematica, 1971), symbolisée par la forme élémentaire du triangle, est un lieu de collecte, de traitement et de diffusion de l’information du public vers le privé et inversement. Ce projet propose ainsi d’élargir la perception physique du corps et de la cellule domestique vers une prise de conscience des caractéristiques comportementales et   mentales subies par l’individu à l’intérieur du tissu urbain. Véritables zones d’échanges en flux permanents avec la ville, le Ciceronelettronico enregistre quant à lui des informations sonores, les mettant ensuite à disposition de chacun, tandis que la cabine individuelle du Videocomunicatore permet d’envoyer des messages audiovisuels rediffusés ensuite sur des écrans placés dans la ville. Ces microstructures sont pour Ugo La Pietra des « Modèles de compréhension » qui s’affranchissent de la barrière que pose l’objet entre nous et la réalité pour aller vers une participation et une perception directe de la réalité telle que le figurait déjà Nuova Prospettiva (1968) – une camera obscura dépouillée de ses filtres optiques et offrant une vision directe de la réalité. Anticipant la révolution numérique et l’utilisation des nouvelles technologies, la maison devient ici pour Ugo La Pietra « une macrostructure,  capable d’interférer dans le système des informations ».

D’autres projets comme ses interventions urbaines (1968-72), semblent notamment anticipé sur une certaine cartographie de friches et lieux délaissés que poursuivent aujourd’hui certains artistes.

Sources :

« Ugo La Pietra. Arbitare la Citta» . In frac.centre.fr. [en ligne] www.frac-centre.fr/public/expositi/expoante/2009/lapietra/minisite/09-lapietra.html (vérifié le 22/02/2009).

Livret de l’exposition « Ugo La Pietra. Arbitare la Citta» . In frac.centre.fr. [en ligne]. www.frac-centre.fr/public/publicat/livrets/lapietra_36p.pdf (vérifié le 22/02/2009).

Ugo La Pietra. www.ugolapietra.com/

Illustration :

Ugo La Pietra. Cicerone électronique. 1972

Cabspotting

Vendredi 20 février 2009

Cabspotting (2006) rend visible des informations associées au trafic des taxis de San Francisco, et a donné lieu à des appropriations artistiques. Ce projet, aux implications esthétiques et sociales, a des intentions (et une esthétique) très similaires au projet Amsterdam Realtime (2002):

Cabspotting traces San Francisco’s taxi cabs as they travel throughout the Bay Area. The patterns traced by each cab create a living and always-changing map of city life. This map hints at economic, social, and cultural trends that are otherwise invisible. The Exploratorium has invited artists and researchers to use this information to reveal these « Invisible Dynamics.» 

The core of this project is the Cab Tracker. The Tracker averages the last four hours of cab routes into a ghostly image, and then draws the routes of ten in-progress cab rides over it.

The Time Lapse area of the project reveals time-varying patterns such as rush hour, traffic jams, holidays and unusual events. New projects are produced by the Exploratorium’s visiting artists and also created by the larger Cabspotting community.

Sources :

Cabspotting. [en ligne] cabspotting.org/(vérifié le 20 février 2009)

Illustration :

Capture d’écran du projet In Transit de l’artiste Amy Balkin cabspotting.org/projects/intransit/

Innovations for Building and Construction. 18 – 20 Mars 2009.

Jeudi 19 février 2009

Towards a better, stronger and sustainable future using advanced ICT

Université Paris 8. 18-20 Mars 2009

Today’s building and construction (BC) industry is heavily looking for ways to change itself from a rather traditional into a more competitive and innovative branch of industry. A number of reform programmes have been initiated by national governments to facilitate this change such as the Rethinking programme in the UK, the Construction 21 (C21) programme in Singapore and the PSIBouw Programme in the Netherlands. Although the objectives of the different reform programmes show many more differences than commonalities, they all agree that the adoption of advanced information and communication (ICT) is a key enabler for achieving the long-term objectives of these programmes and thus providing the basis for a better, stronger and sustainable future for the BC industry. The term sustainability – in its environmental usage – is the current buzzword and refers to the conservation of the natural environment and resources for future generations. The application of sustainability in the BC industry is known as “Sustainable Construction” and refers to approaches such as Green Building, Sustainable Architecture and etcetera. The concept of sustainability in the BC industry has evolved over many years. In the early years, the focus was mainly on how to deal with the issue of increasingly scarce resources and on how to reduce the BC impact on the natural environment. It is now recognized that “sustainable” or “green” approaches should take into account the so-called triple bottom line of economic viability, social responsibility and environmental impact. In other words: the sustainable solutions need to be socially equitable, economically viable and environmentally sound.

EuropIA☼12 conference is focusing on how the application of advanced ICT can address the long-term ambitions of the BC industry in order to change itself into a competitive and innovative branch of industry. In addition, the conference is also focusing on how advanced ICT can provide solutions for the increasing demand from society for more sustainable BC products.

Sources :

« Innovations for Building and Construction» . In Europia.org [en ligne] europia.org/EIA12/ (vérifié le 19/02/2009)

Swisstrains.ch (version alpha)

Jeudi 19 février 2009


Swisstrains.ch est un mashup recourant à Google Maps, en cours de développement, dont l’objectif est d’afficher en temps réel la position GPS des trains suisses (en ce moment dans une phase « Alpha» , ne permettant pas encore d’afficher les informations en temps réel). Service à même de permettre une certaine « tenségrité du contrôle»  (Valérie Châtelet), et participer, par le feedback de la visualisation des moyens de transport, à une autorégulation du trafic, à l’heure où la RATP se pose de nombreuses questions relatives à la saturation de ses lignes, dont celle du RER A, « la plus fréquentée au monde»  (cf. Article paru dans Le Monde).

Sources :

Train Map. [en ligne] swisstrains.ch/ (vérifié le 19 février 2009)

BOSTNAVARON, François. « Sur la ligne A du RER, la plus fréquentée au monde, les incidents sont quotidiens» . In Le Monde.fr. 16 février 2009 [en ligne] www.lemonde.fr/economie/article/2009/02/16/sur-la-ligne-a-du-rer-la-plus-frequentee-au-monde-les-incidents-sont-quotidiens_1156001_3234.html (vérifié le 19 février 2009)

Illustrations :

Capture d’écran du site swisstrains.ch/ (carte)

« Vers un code de bonne conduite dans la représentation 3D»  (Le Moniteur. 13/02/2009)

Mercredi 18 février 2009

Une article de Jean-Philippe Defawe paru dans le Moniteur du 13 février 2009 évoque l’intérêt des collectivités pour les représentations urbaines en 3D comme le nécessaire respect de certaines règles :

La 3D se démocratise. Outil de communication, la 3D est devenue une formidable aide à la conception et à la décision. L’époque des coûteux films 3D réalisés uniquement à des fins de promotion est donc (presque) révolue. Au dernier salon Imagina, qui s’est tenu du 4 au 6 février à Monaco, la tendance était très nettement vers des applications beaucoup plus pragmatiques comme la modélisation des villes en 3D, permettant de multiples applications, notamment en ce qui concerne la concertation publique et l’accompagnement de projet.

Les jeux vidéo comme Sim City, les univers virtuels de type Second life ou encore l’approche géographique – très intuitive – véhiculée par des outils comme Google Earth ou le Géoportail d’IGN ne sont certainement pas pour rien dans ce retournement de tendance.
Ce sont les collectivités locales qui ont été parmi les premières à prendre le train en marche. Pour certaines d’entre-elles, la 3D est un instrument majeur en matière de politiques publiques. Les applications permettent de gérer aussi bien le territoire au quotidien, que de mieux comprendre (et faire comprendre) les projets d’aménagement. Mais surtout, la modélisation d’un territoire en 3D est un formidable outil d’aide à la décision pour les élus

[lire la suite]

Notons qu’il va être de plus en plus difficile, dans ce contexte, d’imposer au client un point de vue et un scénario de visite bien déterminé (celui des prévisualisations sous la forme d’animations qui accompagnent systématique les grands projets d’architecture et d’urbanisme, et qui les embellissent particulièrement) dans la communication des projets, les usagers étant de fait habituer à la navigation libre dans des applications comme Google Earth.

Sources :

DEFAWE, Jean-Philippe. « Vers un code de bonne conduite dans la représentation 3D»  in Le Moniteur. 13 février 2009 [en ligne]  www.lemoniteur.fr/187-informatique-construction/article/actualite/600778-vers-un-code-de-bonne-conduite-dans-la-representation-3d (vérifié le 18 février 2009)

Bird View (vue oblique) disponible sur Paris dans Virtual Earth

Mardi 17 février 2009

Il est désormais possible de naviguer à travers des vues obliques (fausse 3D) en France dans le service Virtual Earth de Google. Nous constatons néanmoins que le rendu est moins bon sur Paris (Illustration 1) qu’en Province, si l’on compare, par exemple, le quartier du Panthéon avec le Fort Saint Jean à Marseille (Illustration 2).

Sources :

Virtual Earth. [en ligne] maps.live.com/ (vérifié le 17/02/2009)

Illustrations :

Capture d’écran de Virtual Earth (Panthéon, Paris).

Capture d’écran de Virtual Earth (Le Fort Saint Jean, Marseille)