Archive pour septembre 2008

Urban Sreens Melbourne 2008

Jeudi 25 septembre 2008

Public Multimedia Program:      3.-8. October 2008
Conference « Mobile Publics» :    3.-5. October 2008

As part of USM08, Melbourne’s central city square comes alive with an Extensive outdoor exhibition that explores the diverse local infrastructure of urban screens, utilized to create the atmosphere of a lively modern public space.

USM08: Connected Communities is a free public multimedia exhibition exploring the influence of digital moving images in public spaces utilizing the infrastructure of Federation Square and temporary LED screens, in selected regional Australian cities.

The exhibition is a six-day program that experiments with the programming of a wide range of cultural content, suitable for urban screens. USM08 presents film screenings, an artistic short film program, interactive art, audiovisual performances, projections,  VJ sets, live streamings and public remote talks.

The international program includes e.g. specific artistic night an morning screenings, considering the issue of light and sound pollution, a special local indigenous program, futuristic films such as Spielberg’s Minority Report or visual thought provoking films such as Koyaanisqatsi as well as interactive screen-based projects including Falling Times ­ a participatory, news translation machine based on the universal language of signs; Seed ­whereby people receive a ’seed’ via their mobile phone that they can grow into a tree on the big screen; and MobiSpray – an application that allow visitors to digitally spray paint the architectural façade, StalkShow ­ a screen backback performance, dealing with the threat of insecurity and isolation in public space or Reflections, a real-time documentary about our emotional connection to water and urban screens experience.

USM08 has invited Melbourne-based festivals and their creative communities to share the platform of USM08 to explore ways of inspiring the city to modernise the use of urban screens. Selected highlights from partner events such as the New York based Streaming Museum, Art at the Heart from Alice Springs and Blinkenlights Stereoscope from Toronto will be broadcast live as part of the Joint Broadcasting program.

All the info you need is on: www.urbanscreens08.net

contact: info@urbanscreens.net

USM08 is initiated by the International Urban Screen Association and hosted by Fed Square Pty Ltd. The multimedia program is produced with the assistance of the Australian Government through the Australia Council for the Arts, its arts funding and advisory body, the conference developed in cooperation with Melbourne University.

Sources :

www.urbanscreens08.net

Conférence SmartCity | nouveaux enjeux urbains, nouvelles formes artistiques en Europe


Mardi 23 septembre 2008

> Conférence SmartCity | nouveaux enjeux urbains, nouvelles formes artistiques en Europe
 en partenariat avec CitéCulture et la FING – Villes 2.0

> Entrée libre sur réservation

Artistes, architectes et urbanistes croisent leurs regards sur la ville intelligente, engagée et citoyenne.

9h30-11h15 Chantiers artistiques SmartCity @ la CIUP
Présentation des travaux : avec Stéphane Juguet (What Time is IT) et les artistes des Chantiers
11h15-14h Parcours libre et Picnic : visite des spots artistiques et découverte du territoire

14h-15h30 Table-ronde artistes & industrie : rencontres probables ou improbables ?
Avec la Fondation Internet Nouvelle Génération, Orange, Dédale, Streetbooming [fr]

15h30-18h00 Présentation de projets internationaux
avec Friluftskino / Michelle Teran [ca], mOmentoMoNUMENTO / Coloco & Exyzt [fr+bra], Sensity-Urban generation / Stanza [uk]

18h00-18h45 Présentation de Metamembrana / Marcel.lí Antúnez Roca [es]
conférence-performance

> SmartTour | Déambulation artistique urbaine (Réservation indispensable / places limitées)
Parcours découverte du territoire et des projets artistiques réalisés lors des Chantiers – à vélo

> reservations@festival-emergences.info / 01 43 66 82 52

> Cité internationale universitaire  / 17, Bd Jourdan / Paris 14 / RER B et T3 « Cité universitaire» 

> www.festival-emergences.info  Blog / Facebook / Myspace

NoiseTube

Mardi 23 septembre 2008

Nicolas Maisonneuve, Maria Niessen et Matthias Stevens de Sony CSL proposent en novembre/décembre à des volontaires une première expérimentation de NoiseTube, un projet de cartographie du volume sonore (inscription sur le site).

Use your mobile phone as an enviromental sensor and participate to a shared undertanding of the noise pollution issue

Noise pollution has become a serious social problem in many cities. NoiseTube is a research project aimed at monitor the noise pollution from the daily sound exposure of citizens using a participative approach. Thanks to a mix of low-cost equipment, a sound recorder as a loudness sensor, a GPS smartphone for localization and subjective impressions, any citizen concerned with urban noise can measure and inform the community about their daily sound experiences and visualize the collective exposure onto a map.

Sources :

NoiseTube [en ligne] noisetube.net/

Illustration : cartographie du volume sonore rencontré par une personne parcourant Paris.

Exposition Troisième Planète – La Générale de Sèvres (du 19 sept. au 12 oct. 2008)

Lundi 15 septembre 2008

Du 19 septembre au 12 octobre 2008 l’association CELESTE présentera à La Générale l’exposition Troisième planète qui touche à la représentation cartographique de la Terre et à l’imagerie de Google Earth.

>  ARTISTES  ET  OEUVRES
Quatorze jeunes artistes de différentes origines ont relevé le défi du questionnement de la vision de la Terre, la troisième planète du système solaire, véhiculée à travers des outils technologiques avancés comme la photographie satellitaire et aérienne, l’animation Google Earth et la cartographie contemporaine. L’exposition rassemble des œuvres de médiums et de techniques divers qui embrassent la richesse de l’art contemporain : peinture, dessin numérique, photographie, sculpture, installation, livres, art sonore et vidéo.
Chaque artiste présentera une œuvre conçue pour l’exposition, qui résulte de la série de discussions organisées par le collectif Celeste depuis décembre 2007. Les rencontres ont permis de cristalliser la problématique commune de cette jeune génération d’artistes vivant à Paris. Ils révèlent un intérêt particulier pour les phénomènes de mondialisation, surveillance globale, esthétisme/anti-ésthetisme cartographique et des photographies aériennes. Leurs œuvres témoignent des transformations de la perception de la terre et de l’espace dans la conscience commune à l’ère des voyages spatiaux, de la modification des modes de représentations cartographiques, et de la sensibilisation à l’équilibre de son écosystème.

>  REFLEXION SUR GOOGLE EARTH
Les cartes et les images photographiques de la Terre révèlent le désir humain du savoir et de l’exploration en restant une source de fascination,
de plaisir et d’angoisse. La puissance évocatrice de Google Earth réveille l’ambition de la découverte, de la conquête et du pouvoir. Il offre, sans aucun déplacement réel, une vue d’extérieur qui permet de saisir la totalité de la Terre et de s’en emparer grâce à un œil panoptique. En rendant visible ce qu’on ne peut pas voir normalement, Google Earth nous séduit avec une promesse d’ubiquité presque divine, d’un contrôle de l’espace illimité, d’une conquête mentale infinie, d’une appropriation de la Terre comme un objet.
Google Earth et la cartographie contemporaine reflètent certain rapport à l’imaginaire de l’espace, une façon d’appréhender la planète et le réel. Dans un univers saturé par les informations, questionner l’activité de Google Earth, sa construction et ses limites de représentation permet de comprendre le processus de la production des images socialement construites et le contexte socio-géopolitique actuel.

En mettant au centre d’intérêt une « étrangeté dissimulée » de Google Earth et en interrogeant ses procédures, l’exposition révèle le logiciel comme le produit d’un certain rapport de connaissance au réel, témoignant de la condition humaine actuelle, ses illusions, ses espoirs et ses limites. Au service de la société qui l’a produit, cette « mappemonde contemporaine » dévoile ses conflits et ses paradoxes. Il participe à la création d’une figure contemporaine de la Terre : belle et fragile, assujettie et incontrôlable, troisième planète du système solaire, parmi les autres innombrables dans l’univers.

Sources :

Troisième Planète [en ligne] www.troisiemeplanete.fr/menu/index.html.

CityScan, le pouls de la ville (FING, programme Ville 2.0)

Vendredi 12 septembre 2008

La Fing a récemment officialisé un projet s’inscrivant dans la continuité de recherches mentionnées sur ce blog (RealTime Rome), et participant de ce que nous avons décrit comme une esthétique du mashup, partant du principe que la combinaison de certaines données géolocalisées (sur une représentation cartographique, qu’elle soit en 2D ou 3D, et plus ou moins fidèle) pourrait permettre de mieux sonder et comprendre le réel :

« La ville produit aujourd’hui des masses considérables de données localisées en temps réel : trafic automobile et des transports, télécoms, données météo et environnementales, informations issues des grands réseaux (logistique, eau, électricité…), capteurs de tous types, etc.
Ensemble, ces données dessineraient le vrai portrait de la « ville vécue» . Mais elles ne sont pratiquement jamais représentées ensemble. Et elles sont encore moins rendues visibles ou exploitables par les citoyens, les acteurs sociaux, les innovateurs.

S’inspirant, en les étendant, de nombreuses initiatives européennes et américaines, City Scan se propose de rendre ces données plus accessibles, d’en proposer des représentations et d’en laisser de nouvelles émerger. L’objectif est à la fois de favoriser l’émergence de services urbains innovants, et de susciter des discussions tout à fait inédites sur le présent et le devenir de la ville.
Villes 2.0 (Fing / Chronos) et faberNovel souhaitent proposer, à des acteurs publics et des entreprises, d’expérimenter ensemble la création d’une plate-forme ouverte et partagée de mise à disposition, d’exploitation et de représentation des données urbaines en temps réel.

• Créer des points de vue inédits sur la ville telle qu’elle vit
• Modéliser et gérer en temps réel des systèmes urbains complexes
• Transformer le débat public sur le présent et l’avenir de la ville
• Imaginer des services urbains innovants : mobilité, santé, événements…

Les systèmes d’information géographiques (SIG) des villes demeurent relativement figés et surtout, fermés à l’intervention d’acteurs non institutionnels. Les dispositifs d’information temps réel sur le territoire fonctionnent en silos.
Ouvrir et partager ces dispositifs permettrait de lire autrement la ville, et libérerait un formidable potentiel d’innovation publique, entrepreneuriale et citoyenne. L’utilité sociale rejoint l’utilité économique, ainsi que les enjeux de bonne gestion urbaine.

Le projet s’adresse ainsi :
• Aux acteurs publics : gestion urbaine, gouvernance et participation démocratique
• Aux entreprises : améliorer leurs services et en inventer de nouveaux
• Aux citoyens : tâter le pouls de leur ville, la lire, la penser et la vivre autrement

Suite

Sources :

Présentation du projet : City Scan, Le pouls de la Ville In : Ville 2.0 [en ligne] www.villes2.fr/index.php?action=article&numero=248

« Manières de fluer» , Festival Grandeur Nature 2008 – du 20 septembre au 19 octobre

Jeudi 11 septembre 2008

« Manières de fluer»  : Exposition-parcours présentée par Synesthésie du samedi 20 septembre au dimanche 23 novembre 2008, dans le cadre de la Biennale Art Grandeur Nature 2008.

Extrait de la présentation de la manifestation par Anne-Marie Morice:

« Manières de fluer, titre générique de cette exposition, associe ces deux notions pour rendre perceptible la « manière » artistique de proposer des rythmes d’individuation dans le continuum urbain. Les expériences qui nous sont proposées peuvent nous amener à mieux percevoir comment s’organise la fluidification de notre environnement et ce qu’expriment les choix individuels de déplacements.
Que ce soit sur le territoire de la ville de Saint-Denis, ou dans l’espace globalisé de l’internet, les trois artistes présentés dans cette exposition nous donnent à voir comment avec de nouveaux outils de représentation s’opère une mise en forme originale du monde contemporain, à la mesure de ses transformations profondes. On perçoit par quels processus les procédures de symbolisation de ce nouveau monde se mettent en place. Alors qu’on a l’impression que les personnes sont de plus en plus dirigées, l’un des enjeux de l’œuvre d’art ne pourrait-il pas être de restituer, par notre faculté de la ressentir de façon subjective, la maîtrise de notre expérience du monde ?

Les trois installations proposées investissent trois sites de la ville de Saint-Denis. Mises en réseau dans une exposition-parcours, elles renvoient elles-mêmes aux notions de déplacement, d’itinéraire et de projets tout en les confrontant à certaines aspérités nécessaires, celles qui sont produites par l’heureuse conjonction de la singularité de l’artiste et de son rapport à l’espace public.
Immersion pour LAb[au] qui présente au bord du canal une de ses plus belles installations produites à ce jour. Le collectif belge a procédé par « confluence » en faisant de l’installation fLux, Binary Waves un medium détenteur du pouvoir d’orchestrer et de restituer l’effervescence de « l’espace scénique urbain » de ce quartier dyonisien extrêmement dense qui porte par un hasard inespéré le nom de Gare-Confluence. 90.000 passages d’humains seraient enregistrés chaque jour sur ce site. Au-delà du raffinement plastique de ses modules bifaces, l’œuvre est conçue pour osciller et entretenir une interaction perpétuelle avec les personnes et les objets techniques, acteurs de la mobilité dans cet espace urbain en pleine transformation. Programmée pour entrer dans des correspondances cinétiques, lumineuses et sonores, avec les différents rythmes de la mobilité urbaine, sa singularité naît de l’autonomie que ses créateurs lui ont donnée et de sa capacité à s’auto-complexifier. Parallèlement à sa réalisation, un travail de fourmi a été déployé pour créer autour de ces objets poétiques un réseau bienveillant d’appropriation par les usagers du site et plus largement du département.
Jérôme Joy, à la manière d’un VJ, crée des séquençages en sélectionnant des fragments d’images en mouvements, pour les associer à des créations sonores. Mais c’est dans les enregistrements automatisés du spectacle planétaire, ou plutôt du non-spectacle, qu’il puise pour créer la scène virtuelle de ses Interludes (2008) qui sont présentés à l’Espace Synesthésie. Cette installation produit un effet de coprésences infinies qui nous entraînent dans le grand flux du monde réagencé par l’artiste.
Marie Preston, au Théâtre Gérard Philipe, suit le fil d’une légende fondatrice de l’identité de la ville. Un fil ténu, corrélé à la réalité actuelle par une reprise des postures fondatrices du mythe du saint Denis : la marche et le geste de porter au niveau de la taille. Dans la vidéo Plaine la caméra tenue par l’artiste, contre elle, comme son bien le plus précieux, ses yeux, se laisse entraîner dans des promenades guidées. Les accompagnateurs font appel à leur mémoire pour raconter des histoires quotidiennes dont les repères s’effilochent dans les paysages en mutation. La tête du saint sans tête a été remodelée dans la terre glaise par des passants sur le parvis de la Basilique, cent têtes résultent de cet acte d’appropriation. Elles créent une présence entêtante dans l’exposition.
Ces projets artistiques, en prise avec la façon de vivre l’espace public, ouvrent une brêche dans un monde en apparence affranchi de tout obstacle faisant entrave à sa liberté mais qui a également sophistiqué ses modes de contrôle et de ségrégation. De tout cela aussi parlent l’art et les artistes de Manières de fluer.» 

Sources :

Morice, Anne-Marie. « Manières de fluer»  in Synesthésie [en ligne] www.synesthesie.com/dossier.php?idSection=1724&idFolder=1726&idSub=1926

Illustration : LAb[au], fLux, Binary Waves, 2008