Map of Strange
Mardi 15 juillet 2008Le site MapOfStrange.com répertorie et géolocalise les bizarreries présentes sur le site Google Maps. Nous vous livrons ici celui intitulé « Needs update» …
Le site MapOfStrange.com répertorie et géolocalise les bizarreries présentes sur le site Google Maps. Nous vous livrons ici celui intitulé « Needs update» …
Un article de Michael Liedtke sur l’apparition d’un nouveau concurrent à Second Life, Lively, en complément d’autres propositions comme Yoowalk, ou Vivaty (qui devrait faire ressortir avec d’autant plus de relief la nécessité de pouvoir disposer d’un avatar transversal) :
SAN FRANCISCO (AP) — In the latest expansion beyond its main mission of organizing the world’s information, Internet search leader Google Inc. hopes to orchestrate more virtual socializing on the Web.
Google debuted a free service Tuesday in which three-dimensional software enables people to congregate in fantasy rooms and other computer-manufactured versions of real life. The service, called « Lively,» represents Google’s answer to an already well-established site, « Second Life,» where people deploy animated alter egos known as avatars to navigate virtual reality.
Google thinks « Lively» will encourage even more people to dive into alternate realities because it isn’t tethered to one Web site like Second Life, and it doesn’t cost anything to use. After installing a small packet of software from lively.com, a user can enter Lively from other Web sites, like social networking sites and blogs.
Sources :
LIEDTKE, Michael. Google ventures into virtual reality with ‘Lively’. In Wired [en ligne] news.wired.com/dynamic/stories/T/TEC_GOOGLE_VIRTUAL_REALITY?SITE=WIRE&SECTION=HOME&TEMPLATE=DEFAULT&CTIME=2008-07-08-19-02-54
Lively. [en ligne] www.lively.com/
Illustration : capture d’écran du site www.lively.com/
Le Hub vient de mettre en ligne un dossier thématique réalisé sous la direction d’Antoine Cochain : « Fracture territoriale, fracture numérique, enjeux et perspectives pour les métropoles contemporaines» .
Les facteurs d’exclusion sont nombreux dans la ville contemporaine, et la capacité des territoires à proposer à l’ensemble de leur population un égal accès aux services demeure avant tout une question de politique sociale. Aujourd’hui les TIC font tout à la fois partie du problème et de ses solutions. Tour d’horizon des enjeux et perspectives que recouvre aujourd’hui cette « fracture numérique» .
Sources : COCHAIN, Antoine (dir). Fracture territoriale, fracture numérique, enjeux et perspectives pour les métropoles contemporaines. In Ludigo [en ligne]
www.ludigo.net/index.php?rub=4&dossier=1&focus=203886&fsize=2
Ce que certains attendaient comme le messie arrive enfin. Le service Google Street View, qui permet d’observer en mode piéton des panoramas photographiques de routes est désormais disponible dans notre pays, le premier – cocorico, mais pas pour longtemps, car l’Europe suit – à avoir été choisi, après l’expérience inaugurale américaine, à travers les sites et applications désormais bien connues que sont Googles Maps et Google Earth. L’entreprise a été réalisée avec, si ce n’est une prudence de sioux, du moins avec une particulière attention quelque peu symptomatique. C’est tout de même que l’affaire ne va pas de soi dans une pays de nature méfiante à l’égard de l’usage des technologies numériques. Et comme on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, il faut parvenir à créer les conditions qui donnent justement l’impression que l’affaire va de soi. Le coup médiatique est, nous pouvons l’affirmer, assez subtil pour être réussi.
Premièrement, Google choisit un partenariat les responsables du Tour de France 2008, donc profite d’un contexte fédérateur. Un sympathique cycliste couleurs Ricard – jaune et à la casquette bleue – est déplaçable tout le long du parcours cycliste (un piéton l’est également, comme le montre l’illustration). Cela permet, en outre, à Google de faire mouche en donnant à voir les photographies de lieux de référence, éminemment touristique : Le Louvre, l’Arc de Triomphe comme les pittoresques montagnes-cartes postales du Tour qui ravissent, on nous le précise chaque année, les téléspectateurs du monde entier.
Deuxièmement, l’événement est particulièrement couvert par la presse papier et télévisé : les fameux hélioptères permettent d’en donner une retransmission télévisée en direct. Cela ne mange pas de pain d’en rajouter une couche, photographique celle-ci, qui en dépasse, ceci dit, par sa disponibilité a priori continue, l’enjeu événementiel.
Troisièmement, le service est lancé au début de l’été, moment propice – les membres de l’assemblée nationale et autres décisionnaires politiques le savent bien – à la détente, le temps de cerveau critique disponible étant alors proche du zéro.
Enfin, ce choix, très restreint en comparaison des informations disponibles, par exemple, pour Manhattan, et alors que la Google car a, selon de nombreuses sources, sillonné tout Paris (nous l’avons nous-même croisé dans le 12ème arrondissement, alors que nous prenions tranquillement notre café en terrasse – expérience qui ne laisse pas indifférent). On est en droit de supposer que le parcours a été bien vérifié pour que ne se reproduise les critiques – quels rabajoies ! – en provenance de personne s’étant reconnu sur les photographies fournies par le service, d’autant plus qu’ici, les photographies sont de très bonne qualité. L’algorithme permettant de flouter les visages et les plaques d’immatriculation visibles est assez performant, même s’il connaît encore quelques imprécisions (ou private joke…). Le grand jeu consistant à repérer et accumuler sur un site Internet dédié toutes les bizarreries Google Streetview – défauts dans la prise de vue, événements saisis tels que vol, chute, arrestation de polices, et autres choses plus ou moins indiscrètes – s’élargit donc à notre territoire (voir illustration 3, exemple de phénomène de dispersion numérique dont nous sommes parfois victimes). Car, c’est le moins qu’on puisse dire, on se sent effectivement davantage concerné par l’affaire.
On reconnaîtra là la méthode éprouvée par Google : on pose les choses sans trop se poser de questions, notamment juridiques – ou plus précisément, en donnant l’impression de ne pas trop s’en poser – on place les gens devant le fait accompli et l’on observe les réactions. On crée ainsi un objet que nul ne peut remettre en question puisque, dès lors, il est là et fait partie du réel. Google nous informe dans tous les sens du terme – il donner forme à, et transmet des informations – et c’est pour cela qu’il suscite à la fois tant d’intérêt, de défiance, de curiosité, d’enthousiasme. Les artistes, qui ne manquent pas de s’approprier ses services et outils, le savent bien. On pourra seulement regretter, ne nous y trompons pas, notre position de double spectateur – du Tour de France, et de l’avancée de la machine commerciale Google devant cette événement qui constitue bien plus qu’une simple opération de communication.
Les esprits sceptiques ne manqueront pas de préciser que cette opération aura permis à Google de mettre un pied – photographique, il s’entend, avec l’appareil à son sommet – à Paris, ville la plus visitée au monde, ce qui tombe, économiquement parlant, plutôt bien. Les euphoriques (les abonnés aux points d’exclamation à chaque apparition d’un service Google) n’y verront là qu’un concours de circonstances. Les pragmatiques répondront enfin que si tout le monde y son compte, et qu’en particulier, si cette opération rend la douce France encore plus attractive, qui s’en plaindra ?
Encore une fois, force est de constater que Google nous produit des objets de controverses complexes, aux enjeux éthiques, économiques et politiques mélangés. Nous attendons avec impatience les réactions et autres remarques dans la presse, à moins que cela ne passe comme une lettre à la poste.
Listes de liens :
www.google.fr/landing/tourdefrance2008/
blogomaps.blogspot.com/2008/07/enfilez-le-maillot-jaune-avec-google.html
www.letour.fr/2008/TDF/COURSE/fr/actus.html
www.youtube.com/watch?v=VdsGuoMx3iw&eurl=http://www.google.fr/landing/tourdefrance2008/
blogoscoped.com/archive/2008-07-03-n82.html
www.zorgloob.com/2008/07/google-streetview-en-france.asp
Illustrations
1 – Capture d’écran Google StreetView Quai François Mitterand, Paris
2 – Capture d’écran Google StreetView, Avenue de l’Opéra, Paris
3 – Capture d’écran Google StreetView, Avenue Charles de Gaulle, Châteauroux.
Nous vous recommandons cet essai consacré à Second Life, sous la direction d’Agnès de Cayeux et de Cécile Guibert, publié par {LESPetitsmatins} qui rassemble des textes d’artistes, enseignants, critique, chercheurs, journalistes sur le sujet. Trois textes sont téléchargeables au format pdf sur le site Poptronics, dont celui de Nicolas Thély, intitulé « Locataire d’un dispositif sensoriel» .
Créé en 2003 par une société californienne, Second Life ne cesse d’attirer de nouveaux internautes chaque jour et d’intriguer les néophytes. Mais qu’est-ce qui se cache derrière ce monde virtuel ? Qui s’y connecte ? Et pourquoi ? Qu’y fait-on ? Et comment ? Quel est son territoire et par quelles règles est-il régi ? Est-ce un jeu, un média, un nouveau modèle économique, une utopie réalisable, un eldorado du commerce électronique ? Tiendra-t-il sa promesse d’une seconde vie ?
Sous la direction d’Agnès de Cayeux et Cécile Guibert
Les auteurs : Xavier Antoviaque, Alain Della Negra et Kaori Kinoshita,
Annie Gentès, Grégory Kapustin, Marie Lechner, Nathalie Magnan,
Carole-Anne Rivière, Annick Rivoire, Nicolas Thély
Sommaire :
La double vie du deuxième monde
Marie Lechner, Annick Rivoire
Persistant Suburbs
Alain Della Negra et Kaori Kinoshita
Second Life, le pari du libre
Une stratégie centrée sur les utilisateurs-contributeurs
Xavier Antoviaque
L’économie politique de Second Life
Gregory Kapustin
Second Life, un genre de gouvernance
Nathalie Magnan
Comme si…
Carole-Anne Rivière
Locataire d’un dispositif sensoriel
Nicolas Thély
Second Life, une mise en jeu des médias
Annie Gentès
Sources :
Second life, un monde possible. In Agnèsdecayeux.fr [en ligne] www.agnesdecayeux.fr/secondlife/secondlife.htm
Second life, un monde possible (extraits). In Poptronics.fr [en ligne] www.poptronics.fr/Second-Life-un-monde-possible
Le Grand Palais s’expose au travers d’un site Internet permettant de découvrir le monument en 3D, et d’accéder à de nombreuses informations sur l’histoire du lieu.
Sources : http://www.grandpalais.fr/visite/fr/
Le lundi 7 Juillet à partir de 18h30
A La Cantine
151 rue Montmartre, 12 galerie Montmartre, 75002 Paris.
18h45 : Ouverture Marie-Vorgan Le Barzic, Silicon Sentier, Véronique Routin, Fing
Introduction : David Dornbusch, Président Clean Tech’n Tic et Gilles Berhault, Président TIC 21 et Acidd
19h00 : Quatre présentations, 4 visions du présent et du futur de la mobilité :
Commission Européenne : Brice Lepape, Chef de Secteur, Direction Générale Société de l’Information et Medias, Unité Croissance durable : Les TIC comme levier de l’efficacité énergétique et de la lutte contre le changement climatique.
Nokia : Xavier des Horts, Communications & Public Affairs Manager Corporate Social Responsibility Manager : « Du vert dans votre portable ! Ou comment un grand industriel de l’électronique se préoccupe de l’environnement et du développement durable !»
Daily act : Cedric Pautet, Université Pierre et Marie Curie (Paris 6) : « Comment chacun peut devenir un acteur au quotidien du développement durable grâce au téléphone mobile»
Covoiturage.fr : Frederic Mazella, PDG de Commuto, Fondateur de covoiturage.fr : « Les NTIC au service de la mobilité durable : la nouvelle plate forme mobile de covoiturage.fr : « it phone home»
20h00 : Echanges, réseautage, discussions libres, recherche de partenaires autour d’un verre.