Paysage technologique. Théories et pratiques autour du Global Positioning System (Andrea Urlberger)
Jeudi 22 novembre 2007Le CIREN a mis en ligne un site issu du rapport final de la recherche Paysage technologique. Théories et pratiques autour du Global Positioning System, Art, architecture et paysages, session 3, financée par la ministère de la culture et de la recherche, direction de l’architecture et du patrimoine, bureau de recherche architecturale, urbaine et paysagère, dans la cadre du Programme interdisciplinaire de recherche Art, Architecture et Paysages. Ce rapport a été réalisé par Andrea Urlberger (2005-2007).
En voici une présentation sur le site du CIREN
www.ciren.org/ciren/laboratoires/Paysage_Technologique/index.html
« Opérationnel depuis la fin des années 80, le GPS a connu depuis quelques années une expansion massive, de l’explosion des ventes de récepteurs à la proposition de nouveaux services en passant par le lancement d’une nouvelle constellation européenne — GALILEO — et s’infiltre dans tous les domaines, de la géographie à l’agriculture, du monde militaire au monde artistique.
Capable de localiser les coordonnées spatiales et temporelles d’un récepteur en temps réel, le Global Positioning System permet d’automatiser la géolocalisation et peut ainsi produire des usages et des représentations parfois inédites du paysage. En dépit de ce caractère innovant, la navigation satellitaire s’inscrit simultanément dans une évolution plus importante qui procède depuis longtemps à des hybridations intenses entre différentes formes de technologies (techniques de transports comme la voiture ou technologies de l’information et de la communication comme les réseaux numériques) et le paysage. Celui-ci devient en conséquence de plus en plus technologique et ceci bien au-delà des nœuds spécifiques traditionnels comme la ville.
À travers différents concepts et dispositifs comme le parcours ou la machine, de nombreux artistes interrogent et expérimentent depuis une trentaine d’années ce « paysage technologique ». Cette expérimentation artistique s’est sans aucun doute élargie avec l’intrusion lente du GPS qui permet de représenter différemment le paysage, mais également de se représenter différemment dans ce paysage. En l’utilisant comme un moyen capable de capter des mobilités, de représenter le paysage et d’agir avec lui, le GPS, au delà de ses usages technologiques et de sa signification pour les transformations actuelles du paysage est en train de se transformer en un véritable instrument artistique.
Il s’agit d’expliquer la technologie GPS, son fonctionnement et ses évolutions futures, de savoir comment le paysage se transforme, devient technologique puis finalement comment ces pratiques artistiques peuvent produire des représentations et des usages qui s’inscrivent dans ce contexte dynamique.»




