Archive pour la catégorie ‘Géolocalisation’

« Augmenting Aerial Earth Maps with Dynamic Informations From Videos» 

Mardi 13 octobre 2009

Si la version 1.0 de la carte pouvait être celle d’une carte statique, la 2.0, celle d’une carte contributive permettant de disposer de nombreuses couches d’informations, préparez-vous à la carte animée 3.0 intégrant des informations dynamiques en temps réel comme des enregistrements vidéos (un match de foot lors duquel nous pourrions décider de l’emplacement de notre caméra/point de vue), ou la restitution en 3D d’un trafic routier ou de la météo. Bientôt, un tsunami comme celui au Samoa pourra être regardé directement dans Google Earth, quelle chance (sauf pour les actionnaires de TF1) ! Ne nous rapprocherions-nous pas tranquillement du projet de carte-territoire E-Corce ? Allez, Google ! Encore un effort ! Au fait, qui prévient entre-temps Virilio ?

Coïncidence amusante (ou pas, c’est selon), cette annonce intervient au moment où la Grande-Bretagne se lance avec Internet Eyes dans un Big Brother (l’émission, pas le bouquin dont il s’inspire cependant !) à durée indéterminée, en invitant quiconque disposant d’une connexion Internet de par le monde à participer à un jeu de vidéosurveillance (lire l’article paru dans Le Monde). Le principe est simple : si je visualise un délit, je préviens la police et gagne des points en conséquence des services rendus. « Instant Crime Stopper» , comme il se dénomme. Pas sûr en tout cas que le serious game enchante Martin de Le Chevallier qui, avec son « jeu de surveillance»  Vigilance 1.0, proposait sur un mode comique et critique d’adopter la même attitude (télécharger le jeu ici à partir de la page dédiée au projet). Il est vrai que le glissement entre la télé-réalité et l’exercise d’un « voyeurisme citoyen»  -un nouveau concept hybride et donc bizarre de notre hypermodernité, possiblement porteur- s’opère en douceur, sans grande résistance tant on a fait de l’observation de la vie d’un troupeau d’individus dans un bocal une chose banale parce que quotidienne.

A croire que les concepteurs du « jeu»  (on a quand même du mal à l’écrire) ont pris acte de la critique du fantasme de vidéosurveillance totale mené par Latour dans Paris Ville Invisible, quand ce dernier pointait l’insuffisance des moyens humains policiers (humain, trop humain) face à la mosaïque d’écrans dans le QG de la Préfecture de Police. Cette surveillance distribuée d’obédience benthamienne nous annoncerait-t-elle l’émergence d’une ville-panoptique, vécue dès lors comme une prison ?  Rassurons-nous, dans un avenir relativement proche, de nouvelles caméras dites « intelligentes»  bénéficieront des dernières recherches en analyse d’images et, grâce à l’automatisation de la reconnaissance de formes, il sera de nouveau permis aux téléspectateurs de se prélasser à nouveau, dans son fauteuil.

Sources :

Kihwan Kim, Sangmin Oh, Jeonggyu Lee and Irfan Essa. « Augmenting Aerial Earth maps with Dynamic Informations From Videos»  [en ligne] www.cc.gatech.edu/cpl/projects/augearth/augearth_ismar_reduce.pdf

Malingre, Virginie. « Caméras de surveillance : tous voyeurs, tous délateurs»  in Le Monde.fr [en ligne] www.lemonde.fr/archives/article/2009/10/10/cameras-de-surveillance-tous-voyeurs-tous-delateurs_1252130_0.html

Internet Eyes. [en ligne] interneteyes.co.uk/

Martin Le Chevallier. Vigilance 1.0 in martinlechevallier.net [en ligne] www.martinlechevallier.net/vigilance.html

Trash Track – MIT SENSEable City Lab

Mercredi 29 juillet 2009

starbucks cofee cup - trace

Vous rappelez-vous du prix Ars Electronica (Golden Nica Interactive Art) attribué en 2005 au MILKproject, issu de la collaboration entre le chercheur Ieva Auzina et l’artiste Esther Polak, en coopération avec la Waag Society ? S’inspirant du projet Amsterdam Realtime – porté également par Esther Polak, ce projet permettait de tracer, à l’aide des technologies GPS, les routes empruntées par le transport du lait, depuis leurs lieux de production dans des fermes lettonniennes jusqu’à ceux de leur consommation en Europe. Il s’agissait ainsi, dans une terminologie latourienne, de « redistribuer le local»  et de « localiser le global» , la parution de l’ouvrage de Bruno Latour, Reassembling the Social- An Introduction to Actor-Network-Theory, lui étant significativement contemporain (compte-rendu de lecture disponible ici). Le projet fut également logiquement présenté, cette même année, dans l’exposition Making Things Public de Peter Weibel et Bruno Latour , au ZKM de Karlsruhe, en Allemagne.

Proposant un nouvel opus à cette histoire encore récente de la traçabilité du réel par les nouvelles technologies (qui, on l’espère, permettra d’entrevoir des usages signifiants et d’ainsi dépasser les jugements hâtifs qui condamne toute traçabilité en soi), les chercheurs du MIT’s SENSEable City Lab développent, avec leur projet Trash Track, un moyen de suivre en temps réel le parcours de chaque item composant les ordures ménagères :

Trash Track relies on the development of smart tags, which will be attached to different types of garbage in order to track in real time each piece of waste as it traverses the city’s sanitation system. The goal of the project is to reveal the disposal process of our everyday objects and waste, as well as to highlight potential inefficiencies in today’s recycling and sanitation systems. The project will be exhibited at the Architectural League in New York City and in Seattle starting September 2009.

On peut suivre les dernières étapes du projet grâce à un blog et ainsi voir les tentatives de visualisation (qui ressemble quand même dans leur première version – cf. illustration – trop à celles du projet Biomapping !), notamment le recours à mode de visualisation de la ville en 3D.

Lorsque l’on sait – mais vaguement, notamment à travers divers reportages sur le sujet – où vont certaines des ordures ménagères des principaux pays occidentaux, et plus précisément des USA  – à savoir vers les pays « en voie de développement»  – on peut mesurer, par la prise de conscience susceptible de se dégager à partir de la visualisation géographiques des données, la dimension politique d’un tel projet.

Sources :

MILKproject. [en ligne] www.milkproject.net/ (vérifié le 29/07/2009).

« Trash Track»  in MIT SENSEable City Lab [en ligne] senseable.mit.edu/trashtrack/ (vérifié le 29/07/2009).

Bruno Latour. Reassembling the Social- An Introduction to Actor-Network-Theory. Oxford University Press, 2005.

Illustration :

Visualisation des données obtenues à l’occasion d’une première expérimentation à Seattle, suivant les déchets d’un Starbuck. Sources : www.trashtrack.info/

« Réalité augmentée, le nouvel eldorado des smartphones»  (FredCavazza.net)

Mercredi 15 juillet 2009

Voici un état de l’art de Fred Cavazza sur les prototypes d’application de réalité augmentée sur mobile. La bataille de communication ne fait que commencer entre les projets Layar (évoqué ci-dessous), Nearest Tube d’Acrossair, Wikitude, Twittaround et Augmented ID de The Astonishing Tribe (TAT) dont les applications permettraient de trouver un appartement à acheter, repérer le métro le plus proche, créer des géo-tags, visualiser les tweets publiés dans un lieu donné, établir l’identité d’une personne. Applications à l’intérêt variable et dont l’utilisabilité reste évidemment à prouver – on élude ainsi pour l’instant la question de la consommation en énergie de telles applications recourant notamment en simultané à la vidéo et au GPS. Mais prometteuses quant à leur possibles appropriations ou détournements, et intéressantes dans leur faculté à transformer l’espace physique environnant en un potentiel réservoir d’informations numériques, ouvrant vers les pratiques du world browsing et du face scanning, les humains et non-humains devenant de façon équivalente supports d’informations potentiellement disponibles (s’il on est évidemment équipé). Belle occasion de nourrir une réflexion sur une écologie informationnelle.

Fred Cavazza introduit ainsi son article :

J’ai comme l’impression que les applications tournant autour de la réalité augmentée sur des terminaux mobiles sont en train d’exploser. Vous connaissiez déjà les audioguides (largement répandus dans les musées), mais avec l’arrivée sur le marché de smartphones équipés de puces GPS et de compas électronique, le marché risque bien de s’envoler. [lire la  suite de l'article]

Sources :

CAVAZZA, Fred. « La réalité augmentée, le nouvel eldorado des smartphones»  in FredCavazza.net [en ligne] www.fredcavazza.net/2009/07/14/realite-augmentee-le-nouvel-eldorado-des-smartphones/

Illustration : « TAT Augmented ID»  in Youtube.

Cabspotting

Vendredi 20 février 2009

Cabspotting (2006) rend visible des informations associées au trafic des taxis de San Francisco, et a donné lieu à des appropriations artistiques. Ce projet, aux implications esthétiques et sociales, a des intentions (et une esthétique) très similaires au projet Amsterdam Realtime (2002):

Cabspotting traces San Francisco’s taxi cabs as they travel throughout the Bay Area. The patterns traced by each cab create a living and always-changing map of city life. This map hints at economic, social, and cultural trends that are otherwise invisible. The Exploratorium has invited artists and researchers to use this information to reveal these « Invisible Dynamics.» 

The core of this project is the Cab Tracker. The Tracker averages the last four hours of cab routes into a ghostly image, and then draws the routes of ten in-progress cab rides over it.

The Time Lapse area of the project reveals time-varying patterns such as rush hour, traffic jams, holidays and unusual events. New projects are produced by the Exploratorium’s visiting artists and also created by the larger Cabspotting community.

Sources :

Cabspotting. [en ligne] cabspotting.org/(vérifié le 20 février 2009)

Illustration :

Capture d’écran du projet In Transit de l’artiste Amy Balkin cabspotting.org/projects/intransit/

Dans la nuit des images : « La cartographie des émotions populaires – UrbanMobs / Ubique »

Mercredi 7 janvier 2009

Il semble que le dispositif réalisé par Orange Labs et faberNovel et présenté dans une version améliorée par rapport à l’ancienne que nous avions mentionnée dans le cadre de la manifestation « Dans la nuit des images» , ait intéressé de nombreuses personnes. Il présentait le mouvement des mobiles lors de la fête de la Musique.

Extrait du communiqué de presse d’Orange :

Le public pourra ainsi découvrir « La cartographie des émotions populaires – urbanMobs / Ubique » et « Les âmes volantes », deux oeuvres situées à la croisée de l’art et des technologies de l’information et de la communication. Ces mondes a priori éloignés ont cependant un socle commun : l’innovation par la créativité à travers la recherche de nouvelles esthétiques, de nouvelles techniques et de nouveaux outils.

« La cartographie des émotions populaires – UrbanMobs / Ubique » est une installation visuelle et sonore qui met en évidence la manière dont les habitants de villes européennes vivent au rythme d’événements populaires en communiquant leurs émotions par le téléphone mobile. Développée par Orange Labs et faberNovel, la technologie Urban Mobs permet de créer des cartographies dynamiques basées sur les données à caractère anonyme provenant des communications établies par les téléphones mobiles lors d’événements populaires. L’installation sonore « Ubique » de l’artiste Yann Leguay accompagne ces visualisations. 

L’occasion également d’aller voir le site mis à jour, qui n’a plus rien à envier (du point de vue graphique; du point de vue sémantique, la chose est parfois discutable) aux autres présentations de données invisibles comme NYTE : www.urbanmobs.fr/fr/. Le projet sera également présenté le jeudi 8 janvier 2009 au 104 rue d’Aubervilliers, dans le cadre de la manifestation de clôture du programme Ville 2.0 (FING).

Sources :

Urban Mobs. [en ligne ]. www.urbanmobs.fr/fr/(vérifié le 06/01/2009)

« Orange, partenaire de l’exposition « Dans la Nuit, des images », présente deux œuvres numériques originales avec Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains»  in Orange. [en ligne ]. www.orange.com/fr_FR/presse/communiques/cp081216-2fr.html (vérifié le 06/01/2009)

Illustration :  Dans la nuit, des images (Grand Palais). Flickr (dalbera)

Flight Patterns

Mercredi 17 décembre 2008

En relation avec la problématique de visualisations de données géoréférencées invisibles (ou difficilement visibles) sur des données géospatiales précédemment évoquée dans ce blog, le projet Flight Patterns de University of California, Los Angeles (UCLA) nous invite à contempler le trafic aérien des Etats-Unis.

The Flight Patterns visualizations are the result of experiments leading to the project Celestial Mechanics by Scott Hessels and Gabriel Dunne. FAA data was parsed and plotted using the Processing programming environment. The frames were composited with Adobe After Effects and/or Maya.

Sources :

Flight Patterns. [en ligne] users.design.ucla.edu/~akoblin/work/faa/ (vérifié le 17/12/2008)

Color Coded Flight Patterns. In Youtube. [en ligne] www.youtube.com/watch?v=r1itfDWNzg0 (vérifié le 17/12/2008)

Google Flu Trends – ou comment aller chercher l’information à la source.

Mardi 18 novembre 2008

Un article de Paul Benkimoun paru dans le Monde du 13/11/2008 nous annonce que Google, via son nouveau service Google Flu Trends, « se targue de pouvoir détecter les épidémies de grippe une semaine à dix jours plus tôt que le réseau américain officiel de surveillance» .

Il s’agit d’une application de Google Trends, l’outil servant à indiquer la popularité des mots-clés soumis au moteur de recherche. Grâce à l’adresse IP, identifiant individuellement chaque ordinateur connecté à Internet, Google peut déterminer l’origine géographique des recherches.

L’entreprise de la Silicon Valley a défini un panier de mots-clés en rapport avec la grippe, allant de « thermomètre»  à « symptômes de la grippe» , en passant par « douleurs musculaires» . En croisant les données géographiques agrégées – de manière à respecter la vie privée des internautes – et le nombre de recherches utilisant ces mots-clés, il a été possible de tracer la courbe de fréquence des interrogations au fil du temps.

La comparaison de cette courbe et de celle de la surveillance menée par le CDC, de 2003 à nos jours, montre une bonne corrélation entre les deux indicateurs. Au mois de février, les premières pointes dans les recherches en ligne ont précédé de deux semaines la détection par le CDC de l’épidémie de grippe. [...] Cet avantage, en termes de rapidité, s’explique par la tendance des personnes concernées à d’abord chercher des informations sur Internet avant d’aller consulter un médecin. Or, le système de surveillance du CDC s’appuie, comme en France, sur les informations transmises par les professionnels de santé. (Lire la suite).

En contournant et prenant de vitesse les organismes officiels, Google, brouille une nouvelle fois les frontières (public/privé ; intérêts commerciaux/service d’utilité public), prouvant une nouvelle fois que les contributions (anonymisées et sélectionnées) des utilisateurs couplées à une représentation géographique peuvent être utilisées à bon escient.

Sources :

BENKIMOUN, Paul. « Google, meilleur détecteur de la grippe aux Etats-Unis» . In Le Monde. [en ligne] www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/13/google-meilleur-detecteur-de-la-grippe-aux-etats-unis_1118065_3244.html (vérifié le 17/11/2008).

Google Flu Trends. [en ligne]. www.google.org/flutrends/ (vérifié le 17/11/2008). Voir notamment la vidéo explicative sur la page « How does it work?» 

Illustration : capture d’écran du site Google Flu Trends. www.google.org/flutrends/.

Virtual Cable™

Lundi 3 novembre 2008

Une alternative aux indications d’itinéraires sous formes de flèches :

Our invention, called Virtual Cable™ is a unique display for a car navigation system. The driver sees the Virtual Cable™ image through the windshield. It appears as if suspended over the road, similar to a trolley cable. The image is in true 3D and appears to be a natural part of the landscape. The driver uses only peripheral vision to follow the Virtual Cable™.

The Virtual Cable™ is so powerful, intuitive, unambiguous and safe because it appears and behaves with true 3 dimensionality within the landscape

Sources :

Virtual Cable™. [en ligne] mvs.net/index.html (vérifié le 03/11/2008).

Illustration : capture d’écran du site mvs.net/index.html.

The Road Between Us d’Emilie Brout et Maxime Marion (2008)

Lundi 27 octobre 2008

Dans le projet The Road Between Us, présenté dans l’exposition « Sombres desseins-Dark Design » conçue par Daniel Sciboz (HEAD, Genève), Emilie Brout et Maxime Marion proposent des « ballades fictives» , en établissant un parcours entre différentes images puisées dans le gisement informationnel d’images géolocalisées stockées sur Flick, et en renouvelant ainsi la pratique de la dérive situationniste :

Avec le développement du GPS et l’essor de la cartographie en réseau (google Maps, google Earth…) le territoire mondial se trouve être de plus en plus documenté. Depuis plus de dix ans, les artistes se sont emparés de ces technologies pour proposer de nouvelles représentations cartographiques, que ce soit à partir de simples dérives ou dans une approche plus sociale et anthropologique – mais ce toujours dans un souci de fidélité quant à la réalité des itinéraires et de la documentation qui s’y rapporte.

The road between us propose exactement l’inverse : exploitant la prolifération d’images géo-localisées sur Flickr, nous avons réalisé un programme qui construit de vrais/faux parcours à partir de la position des images dans l’espace. A partir d’une première image sélectionnée au hasard sur le globe, le programme cherche la photo la plus proche de celle-ci, et ainsi de suite.
On peut ensuite visualiser et reparcourir virtuellement ce trajet dans google Earth. Les auteurs des différentes photographies utilisées se retrouvent alors liés (voire reliés) dans une ballade fictive bien que réaliste et plausible, nous offrant ainsi le micro-récit de leurs aventures.

(English)

With the development of GPS and mapping network (google Maps, google Earth…) world-wide territory is being increasingly documented. For more than a decade, the artists have seized upon these technologies to propose new maps, either from simple drifts or in a more social and anthropological – but always in a spirit of loyalty as to the reality of the routes and their related documentation.

The road between us suggests exactly the opposite : exploiting the proliferation of Flickr geo-localized images, we’ve created a program that builds true/false routes from the position of the images in space. Following an initial image selected at random on the globe, the program seeks the photo closest to it, and so forth.
Then we can view and virtually retrace this journey in google Earth. The authors of the various photographs used are tied (or related) in a fictitious ballad – although realistic and plausible -, providing us the micro-story of their adventures.

Sources : BROUT, Emilie. MARION, Maxime. The Road Between Us. [en ligne]. theroadbetweenus.net/accueil.html (vérifié le 27/10/2008)

Illustrations : site The Road Between Us.

Map of Strange

Mardi 15 juillet 2008

Le site MapOfStrange.com répertorie et géolocalise les bizarreries présentes sur le site Google Maps. Nous vous livrons ici celui intitulé « Needs update» …