Archive pour la catégorie ‘Géoportail’

IGN : Journée de la recherche 2009 (11 et 12 mars)

Mardi 24 février 2009

Le programme des Journées de la Recherche 2009 de l’Institut Géographique National (IGN) qui se tiendront les 11 et 12 mars est disponible :

La manifestation se déroulera sur trois demi-journées, le 11 mars et le 12 mars matin, qui verront se succéder le LAREG, le MATIS et le COGIT (le LOEMI qui a consacré une grande partie de 2008 au développement de caméras numériques est absent de la manifestation et se réserve pour 2010).

Nous commencerons par une illustration de la coopération entre laboratoires de recherche et services de production, ici le LAREG et le SGN dans le cas particulier de la mise en œuvre des services internationaux de géodésie (entretien physique de balises DORIS, prise en charge du développement et de la maintenance de la base de données des sites spatiaux géodésiques, centre de données de l’IGS et de l’IDS, centre d’analyse DORIS etc.). La présentation d’Etienne Bernard sera l’occasion d’évoquer la collaboration nouvelle entre le LAREG et le centre de mathématiques Laurent Schwartz de l’Ecole polytechnique.

L’après-midi sera consacrée à la photogrammétrie et au traitement d’images, avec un retour sur les recherches autour du LiDAR, qui lors de la présentation en 2007 n’en étaient qu’à leur début. Nous mesurerons le chemin qui a été parcouru depuis et les perspectives d’applications thématiques que ces recherches ouvrent. Pour finir ces journées, le COGIT, en plus de présentations sur des recherches nouvelles et prometteuses, dressera sur deux domaines importants, la généralisation et les réseaux vus dans le prisme du risque, un bilan des recherches sur la période 2006-2008.

Accès au programme complet de la journée.

Sources :

Journée de la recherche 2009. In recherche.ign.fr [en ligne] recherche.ign.fr/jr09.htm (vérifié le 24 février 2008)

GEO EVENEMENT 2008 : appel à propositions

Mercredi 24 octobre 2007

La prochaine édition de Géo-Evénement se tiendra du 8 au 10 avril 2008 à la porte de Versailles.
Vous trouverez ci-dessous les thèmes choisis pour les conférences de la prochaine édition de Géo Evénement.
Les pages www.ortech.fr/geo-evenement/espace_auteurs.php vous indiquent comment proposer une conférence.
Date limite de réception des propositions est le 21 décembre.

A noter : le thème « 3D, Stockage et utilité»  et « Open source, entre véritable alternative et gratuité illusoire» .

#1 – Le webmapping, quels choix techniques ?
Les SIG peuvent désormais être conçus comme des clients plus ou moins lourds de serveurs Internet. De nombreuses technologies différentes sont désormais à la disposition des développeurs, et des offres prêtes à l’emploi sont également disponibles auprès des éditeurs et des sociétés de services. On parle même désormais d’architectures totalement orientées services ? Est-il encore raisonnable de s’équiper d’un SIG bureautique classique ? Comment s’y retrouver dans cette offre pléthorique et faire les bons choix…
# Session orientée développeurs qui mettra l’accent sur les architectures techniques.

#2 – Métadonnées, outils et méthodes pour réussir.
Dans le contexte INSPIRE, plus besoin de répéter que les métadonnées sont des composantes essentielles des systèmes d’information géographique. Pourtant, elles restent difficiles à constituer. Ce qui pose le problème de leur analyse économique, de leur utilité et d’une appréciation souvent très différenciée de la notion même de qualité.
# Une session où succès et échecs devront être analysés avec une même rigueur.

#3 – Geoportail, utilité pour les professionnels de la géomatique
Le Geoportail de l’administration doit être à la fois un outil pour le grand public et pour de nombreux professionnels. Comment gérer cette double mission ? En quoi le développement d’outils grand public modifie-t-il les solutions professionnelles ? Comment les enseignants s’approprient les globes virtuels ? Comment doivent s’articuler les démarches de portail pour atteindre l’efficacité souhaitée ?
# Une session dédiée aux gestionnaires de sites professionnels où les responsables de portails thématiques ou locaux donneront leur vision, près de deux ans après le lancement du géoportail.

#4 – 3D, Stockage et utilité
La 3D comme outil de communication a désormais bien pris ses marques. Une offre s’est constituée et de plus en plus de collectivités se dotent de maquettes numériques, plus ou moins liées à leurs autres bases de données géographiques. Mais, au-delà de ces aspects communicatifs, à quoi peuvent servir les bases de données 3D et quels problèmes de stockage posent-elles ? L’approche CAO/DAO (conception/dessin assisté par ordinateur) peut-elle réellement se coupler à l’approche SIG et cartographie ? La pratique de la 3D ne développe-t-elle pas une nouvelle image de la ville ?
# Une session centrée sur les retours d’expérience et les travaux de recherche en matière de stockage et de SIG 3D

#5 – Coupler statistique et géomatique
De nombreuses données statistiques peuvent enrichir les SIG en offrant une vision cartographique de phénomènes complexes ou en permettant la mise en contexte de l’information. Le nouveau recensement de la population va poser des problèmes spécifiques de spatialisation sur lesquels il est important de revenir.
# Une session qui tentera de faire le point sur les enjeux d’une bonne liaison entre statistique et cartographie avant de présenter des retours d’expérience.

#6 – L’observation de la terre au service des SIG
Il n’y a jamais eu autant de satellites d’observation de la terre au dessus de nos têtes, le programme européenne GMES entre dans une nouvelle phase… Comment les géomaticiens exploitent-ils ces nouvelles sources de données ? Les bases de données d’occupation du sol sont de plus en plus répandues, mais quelles sont les différentes méthodes pour les produire ?
# Une session pour faire le tour des techniques exploitables, notamment à travers des retours d’expérience.

#7 – Open source, entre véritable alternative et gratuité illusoire
Les premiers retours d’expérience confirment désormais que l’open source peut être exploité dans le domaine de l’information géographique, même pour des applications exigeantes. Des éléments de code opensource envahissent désormais tous les produits, même commerciaux. PostGis a acquis sa place aux côtés d’Oracle. Après les sociétés de service et les intégrateurs, ce sont maintenant les éditeurs « classiques»  qui ont décidé de miser sur l’open source. Mais, aussi attirante soit-elle, l’approche doit être menée avec précaution…
# Une session pour réfléchir aux tendances de fond de l’opensource mais aussi pleine de conseils utiles avant de se lancer trop vite.

Typologie des dispositifs de visualisation du territoire

Lundi 20 août 2007

Un article d’Internet actu, « Hyperlocal : nos réseaux dans la rue, nos rues dans l’écran » fait un état des lieux des expérimentations actuelles sur Internet dans le domaine de l’immersion dans le paysage urbain

Il s’appuie sur 2 autres articles, particulièrement intéressants :

- un article du blog du web 2.0 Techcrunch : « Monde réel/3D : jusqu’où ira-t-on ?» 
- un petit dossier du site Chronos (10 juillet 2007) : « Ne cherchez plus, la carte vous trouve»  (théma n°139)

Si une critique de du design et de la jouabilité de ces nouvelles manières d’appréhender la carte et le territoire reste à faire, nous pouvons toutefois produire une typologie des dispositifs de visualisation de cartes, de la 2D vers la 4D :

1 / Ecrans multiples : image photographique du point de vue d’un piéton + vue aérienne

Google Street View : approche de ce type la plus médiatisée, ses failles et autres « pépites»  ont tout de suite intéressé les internautes (voir geo-trotter.com). Simulation de déplacement piéton. Superposition d’une visualisation photographique correspondant au point de vue d’un piéton sur une vue aérienne (choix classique entre photographie aérienne, carte et hybride). Exploration 360°. Utilisation des flèches de manière assez intuitive, ou déplacement de son avatar sur la carte pour modifier le point de vue.

google_street_view.jpg

EveryScape : Simulation de déplacement piéton. Juxtaposition horizontale d’une visualisation photographique correspondant à un point de vue piéton (à gauche) et d’une visualisation d’une carte (à droite). Exploration 360° avec possibilité de pénétrer à l’intérieur de certains bâtiments, ce qui marque sa différence avec les autres dispositifs. Lancé officiellement cet automne avec dix villes, dans une logique participative puisque les utilisateurs seront encouragés à soumettre leur propre photo à inclure aux modèles.

everyscape_interior.jpg

Map jack : Simulation de déplacement piéton. Justaposition verticale d’une visualisation photographique correspondant au point de vue d’un piéton et d’une vue aérienne (choix classique entre photographie aérienne et une carte). Exploration 360° saccadée. Proposition de sauter (» jump» ) de point en point matérialisé par des ovales bleus. on ne peut pas utiliser les flèches donc circulation laborieuse ; Image située en haut parfois divisée en deux pour cause de raccord photographique. Le moins convaincant des dispositifs dans cette catégorie.

mapjack.jpg

Microsoft Live Search Maps : « StreetSide » : Simulation d’un parcours voiture ou piéton ; Juxtaposition verticale d’une visualisation photographique correspondant au point de vue d’un piéton/conducteur – cette visualisation étant elle-même subdivisée verticalement en trois images tentant de recouvrir une vue frontale et deux vues latérales – et d’une vue aérienne (choix classique entre photographie aérienne et une carte, mais également avec un troisième type de visualisation, plus original, hybridant une carte avec indication des rues et les différentes photographies d’une rue mise à plat et juxtaposées)

microsoft_streetside.jpg

Dans l’ensemble, ces propositions ne semblent guère convaincantes du point de vue de leur ergonomie (notamment en raison des contraintes de visualisation/déplacement) pour un utilisateur souhaitant se repérer, ou tout simplement découvrir un lieu. Déconnectée d’une réflexion sur les usages, elles ressemblent davantage à des expérimentations « occupant le terrain»  en attendant les possibilités offertes par la navigation libre dans un espace 3D réaliste.

2 / Bird’s eye ou vue à vol d’oiseau

Pictometry : initiative commerciale se présentant comme le leader mondial dans le domaine de la photographies numérique aérienne en oblique; images de bonne qualité, d’une résolution de 15 cm)

pictometry.jpg

Microsoft Virtual Earth (Live Search) : photographie aérienne correspondant à une « fausse 3D» .

microsoft_birdseye.jpg

 

 

 

3 / Positionnement de photographie 2D dans un espace 3D (nuage de points)

Photosynth

photosynth_ely.jpg

 

4 / Transformation d’une photographie 2D dans une image 3D

Fotowoosh : possibilité d’obtenir une image en 3D à partir d’une seule photographie

 

5 / Environnement de synthèse 3D

Microsoft Virtual Earth : devient le modèle de reference en ce domaine, avec notamment les exemples de Manhattan, Toulouse, Montréal (capture d’écran ci-dessous)

mve_montreal.jpg

Géoportail 3D : pour l’instant, il ne s’agit que du relief géologique, mais bientôt les villes également (2008)

geoportail3d.jpg

Pages jaunes 3D et Ville en 3D : réalisé par Archividéo, il s’agit d’un répertoire de ville en 3D (voir Barcelone ci-dessous) ; interface de navigation moins intuitive que Google Earth ou Microsoft Virtual Earth

ville3d_barcelone.jpg

Google Earth : développement plus anarchique car dépendant de l’implication des internautes, qui peuvent utiliser le logiciel Google SketchUp pour réaliser et importer des modèles 3D. Mais un effort particulier sur les textures (cf. Manhattan)

google_earth_manhattan.jpg

 

 

 

6 / Environnement de synthèse 4D (3D + time)

4D Cities : voir le projet 4D-Atlanta; utilise Microsoft Virtual Earth; ajoute la dimension temporelle (4ème dimension) à un projet de carte 3D.

4d_cities_atlanta2.jpg

Google Earth London et San Francisco: rajoute une time line (octobre 1953 à janvier 2015) permettant de représenter le rythme de croissance des building de la city. Pour San Francisco, possibilité de voir la ville en 1946, 1993 et 2006.

Timeline de Londres sur Google Earth

En conclusion, nous pouvons envisager la convergence dans un avenir proche de différentes exigences susceptibles de participer à l’élaboration d’un carte utilisable :

- un réalisme photographique concernant non seulement les toits (vue aérienne) mais aussi les façades (point de vue piéton) tel que le propose le mode Bird’s Eye (Microsoft et Pictometry)

- une simulation des végétaux (Archividéo)

- une interface de navigation intuitive, à la fois libre et semi-guidé pour les simulation de parcours piéton/voiture

- une possibilité de transiter des espaces extérieurs vers les espaces extérieurs et vice versa (EveryScape)

- une prise en compte du facteur temporel (4D)

 

 

 

 

 

 

 

 

« Bataille pour le monde en 3D»  (Le Monde 06/08/2007)

Mardi 7 août 2007

geoportail3d.jpg

Article de Jérôme Fenoglio paru dans Le Monde du 06/08/2007

« Vous passez le mois d’août au travail, loin des paysages de vacances ? Une toute nouvelle version du site Géoportail.fr, développée par l’Institut géographique national (IGN), peut vous restituer, au moins virtuellement, le frisson des grands espaces. Depuis le 30 juillet, la 3D donne du relief au tapis de photographies aériennes mis en ligne il y a un an. Désormais, il ne s’agit plus seulement de survol : l’internaute peut plonger dans les vallées, remonter le long des parois, faire le tour de la moindre colline. Le Géoportail offre enfin, à l’échelle des territoires français, ce plaisir d’une géographie à grand spectacle qui a fait le succès mondial du site américain Google Earth.» 

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Article sur le Géoportail (Artesi)

Jeudi 14 juin 2007

Ci-dessous un extrait de l’article du site Artesi qui attaque de front l’initiative Géoportail.

« La carte ne peut devenir le territoire qu’à la condition d’être partageable et partagée, ce que semble avoir oublié l’Institut Géographique National avec son GéoPortail, mais que d’autres, comme Google ou Yahoo, ont bien compris en proposant des interfaces de programmation publiques (API) à partir desquelles leurs propres services de cartographie peuvent être détournés et enrichis.

Dans un article de la lettre d’InternetActu datée du 1er septembre 2006 (n°124), Daniel Kaplan nous rappelle que la carte ne peut devenir le territoire qu’à la condition d’être partageable et partagée, ce que semble avoir oublié l’Institut Géographique National avec son GéoPortail, mais que d’autres, comme Google ou Yahoo, ont bien compris en proposant des interfaces de programmation publiques (API) à partir desquelles leurs propres services de cartographie peuvent être détournés et enrichis (mashup : service en ligne construit en combinant d’autres services en ligne) par des tiers au profit d’un nombre de plus en plus croissant d’utilisateurs appelés non plus seulement à lire les cartes mais aussi à les écrire.» 

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Après Geoportail, l’immersion est au programme de Google et Microsoft

Jeudi 31 mai 2007

3d_sig.jpg

Paru dans LEMONDE.FR | 31.05.07
« On était déjà habitué depuis plusieurs années aux plans et photos de villes un peu austères du service des Pages Jaunes sur Internet. Google et Microsoft proposent depuis peu chacun un service similaire, proposant des vues très détaillées des rues de certaines grandes villes américaines. Cette nouvelle option baptisée « Street View»  sur Google Maps permet donc à tout un chacun de visiter comme un piéton (symbolisé par un petit bonhomme orange) et au fil des rues numérisées (surlignées en bleu) les villes de Denver, Las Vegas, New-York ou San Francisco.» 

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A lire également, sur le même sujet (plus de détail et de visuels) l’article de PC Inpact.com:

streetview_problem.jpg

« Testez le moteur du Géoportail 2″

Mardi 22 mai 2007

Il est possible de tester le moteur du Géoportail 2.

Dans LeMonde d’aujourd’hui : « annoncée dès sa mise en ligne en juin 2006, la version 2 du Géoportail de l’IGN a été lancée en toute discrétion cette semaine, pour ne pas réitérer les ratés et surcharges des serveurs qu’a connu le service lors de son lancement de juin dernier (Le Monde du 15/09/07). L’évolution la plus remarquée est sans aucun doute le passage au plein écran. Il permet un meilleur confort de lecture des cartes, d’autant que l’on peut réduire les différents menus de navigation pour profiter pleinenent de la vue satellite. L’interface est donc beaucoup plus agréable et se révèle être une réelle alternative au champion Google Earth / Google Maps. De même, la suggestion des communes avec une orthographe voisine est bien meilleure que dans la première version. Petit détail visuel, la gestion des zones dites sensibles est devenue plus discrète : en lieu et place de ces étendues blanchâtres, c’est un floutage discret qui recouvre maintenant les camps militaires…» 

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En revanche, la définition de l’image ne supporte toujours pas la comparaison avec les produits de Google.

Vue aérienne du Louvre sur Géoportail :

ign_louvre.jpg

Une vue similaire, depuis Google Earth/Maps :

google_louvre.jpg