Archive pour la catégorie ‘Nouveaux usages’

TerraNumerica : Paris Antique, visite augmentée sur mobile du patrimoine culturel dans la ville (LEDEN).

Mercredi 20 janvier 2010

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Nous vous présentons les résultats du LEDEN, pour le domaine du patrimoine, réalisés sous la coordination d’Audrey Defretin (auteur du texte ci-dessous) :

L’apport de la 3D pour la valorisation du Patrimoine:

- 3D et mobilité pour une visite culturelle augmentée

- La 3D comme outil d’observation, d’interprétation et de transmission du patrimoine culturel

- La 3D pour la numérisation et la conservation du patrimoine

- La 3D pour une contextualisation immersive du visiteur

Cette simulation présente un scénario d’usage d’un dispositif mobile d’aide à la visite dans la ville, intégrant la technologie 3D temps réel, couplée à la réalité augmentée.

Ce dispositif mobile est appuyé par la présence d’un panneau tactile à l’entrée du site culturel, permettant un apport supplémentaire d’informations contextuelles pour le visiteur ainsi que la possibilité notamment pour les touristes étrangers de télécharger par Wifi la visite 3D en réalité augmentée sans subir un surcoût du à l’utilisation de la 3G.

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Dans le cadre du parcours qui lui est proposé, le visiteur effectue une visite découverte du site historique du grand amphithéâtre appelé traditionnellement « les arènes de Lutèce », dont il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges.

La restitution 3D permet dans ce cas au visiteur de se représenter l’édifice tel qu’il était à l’époque gallo-romaine. Le système de réalité augmentée sur mobile donne la possibilité au visiteur d’ouvrir une sorte de fenêtre sur le passé et d’accéder à une visualisation du monument en images de synthèse, en temps réel et géolocalisée. L’innovation réside dans la mise en œuvre d’une technologie de visualisation en 3D temps réel en réalité augmentée sur un téléphone mobile personnel.

Les mobiles utilisés aujourd’hui par les usagers n’ont pas la capacité de proposer une telle application. Seuls des dispositifs semi-mobiles, des bornes fixes ou des consoles informatiques portables proposent ce type d’expérience.

La valeur ajoutée en terme d’usage se trouve dans la possibilité d’obtenir sur un outil de consommation courante une consultation augmentée, contextualisée et géolocalisée.

Illustrations : Captures de la vidéo de démonstration « Paris Antique, visite augmentée sur mobile du patrimoine culturel dans la ville»  © LEDEN – images 3D MRT/MCC – Alban-Brice Pimpaud


Liens externes :

LEDEN. [en ligne] leden.org

Exposition « Les grand monuments de Lutèce, premier projet urbain de Paris»  [en ligne] www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6468&document_type_id=5&document_id=19971&portlet_id=14628

« Paris, ville Antique»  [en ligne] www.paris.culture.fr/

Archeo3D [en ligne] www.archeo3d.fr/

TerraNumerica : Découvrir et lire la ville

Mardi 19 janvier 2010

TerraNumerica
Scénario « Découvrir et lire la Ville» 

Atout majeur de la région Île-de-France, le tourisme connaît une profonde mutation à l’ère de la globalisation. Le voyageur est de plus en plus demandeur de services l’assistant dans ses déplacements et lui donnant à lire et comprendre la ville.

Le voyageur est fréquemment une personne peu familiarisée par l’environnement qu’il rencontre depuis son arrivée à l’aéroport, la gare, etc. Cas d’étude intéressant puisque les services fournis aux touristes peuvent en retour intéresser les habitants dans leur pratique de la ville, qu’il s’agisse de l’aider à se repérer (visites virtuelles pour visualiser des parcours, localiser des lieux de restauration, d’hôtellerie, de culture et de loisir), ou à lui fournir des informations à caractère patrimonial sur les monuments en réalité augmentée ou en réalité virtuelle. Entre la préparation de son voyage et son retour, il lui est nécessaire de pouvoir retrouver in situ les informations qu’il a pu préparer en ligne.

En exemple : visite de la Place du Panthéon, Paris. Illustration Frédéric Maurel.
Scénario d’interaction : Christophe Leclercq.

TerraNumerica : Inondations Paris 2010

Mardi 19 janvier 2010

TerraNumerica
Scénario « Inondation Paris 2010″

A l’heure où l’on se remémore la crue centennale de janvier 1910 (voir l’exposition « Paris inondé« ), qu’adviendrait-il aujourd’hui d’une tel événement ? La notion de risque majeur devient ici un enjeu de simulation pour les champs de l’urbanisme, du patrimoine et de la sécurité civile. Où l’imaginaire rencontre le réalisme.

Parce que la mémoire du risque de crue est endormie, les psychologues du risque s’accordent à penser que les Franciliens ont oublié la vulnérabilité de la ville. La simulation réaliste d’une inondation de type 1910 permet donc de préparer les habitants à gérer les conséquences de l’événement, et de sensibiliser les professionnels qui, en première ligne, doivent répondre à l’urgence (forces de sécurité, personnels de musées ou médicaux, etc.). Quel serait, par exemple, l’impact des différents seuils atteints sur les moyens de transports, et le déplacement des Franciliens. Qu’adviendrait-il des prestigieuses collections et réserves des musées, nombreux à border la Seine ? La notion d’immersion – ici trait d’union entre la technologie de réalité virtuelle et cette virtualité possiblement réelle – devient ici le moyen de mettre en situation et, surtout, de se poser les bonnes questions, en rassemblant les différents acteurs concernés devant une simulation réaliste pour l’analyse.

En exemple : conséquence d’une crue de type 1910 sur l’éclairage de la rue Soufflot, Paris (sources : Mairie de Paris). Scénario d’utilisation (coordination) : Christophe Leclercq. Illustration Frédéric Maurel. Nous nous sommes basés sur les sources fournies par le site de la Mairie de Paris : « Si la Seine était en crue ?»  (carte du 5ème)

Projet : serious game à destination des habitants et des professionnels de sécurité pour sensibiliser aux risques de crues et notamment visualiser l’impact sur les transports.


A propos des inondations :

Muriel Valin, « Le spectre de la crue de 1910 mobilise Paris»  in Sciences et Vie, janvier 2010, numéro 1108. [dans lequel le projet TerraNumerica est cité]

Dossier « Paris, crue de 1910″ in France Culture [en ligne] sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/dossiers/2010/crue-seine/

Guillaume Launay, « Paris: une crue et c’est cuit»  in Liberation.fr, 19 janvier 2010 [en ligne] www.liberation.fr/terre/0101614407-paris-une-crue-et-c-est-cuit

Fanny Mahieux, « La grande crue de 1910″ in figaroscope.fr, 13 janvier 2010 [en ligne] www.lefigaro.fr/sortir-paris/2010/01/08/03013-20100108DIMWWW00614-l-inondation-de-1910-a-paris.php

Site de l’exposition « Paris inondé»   [8 janvier - 28 mars 2010] [en ligne]  http://inondation1910.paris.fr/

Mairie de Paris. « Si la Seine était en crue»  [en ligne] www.paris.fr/portail/Environnement/Portal.lut?page_id=1314&document_type_id=5&document_id=5936&portlet_id=3142

Docu-fiction « Paris 2011, la grande inondation»  [en ligne] wiki.france5.fr/index.php/PARIS_2011_-_LA_GRANDE_INONDATION



TerraNumerica : Habiter la Ville

Mardi 19 janvier 2010

Nous présentons quelques scénarios d’utilisation d’une base de données urbaines, réalisés dans le cadre du projet TerraNumerica (Cap Digital).

TerraNumerica
Scénario « Habiter la Ville» 

La situation de recherche immobilière constitue un étape décisive de rencontre avec une ville. Pour l’agence immobilière, il s’agira de mieux définir l’offre et pour l’éventuel acheteur ou locataire, d’identifier plus rapidement la nature des offres et leur inscription dans le tissu de services urbains.

Élaboré dans la perspective d’usage de plusieurs terminaux, le scénario propose de prendre connaissance, in situ (par exemple lors d’une déambulation urbaines où l’on apprécierait une rue ou un quartier donné) comme à distance (depuis un poste fixe, sur le Web), des caractéristiques d’un appartement et de son contexte limitrophe. Les multiples critères présidant à la sélection d’une offre immobilière à la location ou à l’achat ont pu être étudiés. En premier lieu, les caractéristiques d’un logement (prix, charges, aménagement intérieur, etc.) et du bâtiment qui le comprend (avec ou sans ascenseur, point de vue depuis un balcon, ensoleillement, etc.), ainsi qu’en second lieu, les caractéristiques de l’environnement dans lequel il s’inscrit : densité de service de proximité du quartier, des transports publics, de santé ou d’éducation (crèche, écoles primaires, secondaires, lycée, etc.).

En exemple : recherche immobilière rue Soufflot, Paris. Illustration Frédéric Maurel.
Scénario d’interaction (coordination) : Christophe Leclercq.

En projet : exploitation des données de la plateforme Citypulse du projet Montre Verte, en proposant une visualisation du bruit moyen d’une rue et de la qualité de l’air www.lamontreverte.org/

La Ville, son Modèle et l’Artiste. Exposition-démonstration (14-24 janvier 2010, Bellevilloise)

Mercredi 6 janvier 2010

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Dans le cadre du projet TerraNumerica, le CITU (université Paris 8, laboratoire Paragraphe / université Paris 1, LAM), présente :

 LA VILLE, SON MODELE ET L’ARTISTE

Le CITU dans TerraNumerica : les artistes s’emparent des modèles urbains.

TerraNumerica, 3 ans de recherche sur les nouvelles formes de représentation urbaine, du modèle à l’information, se clôt avec la présentation des résultats. C’est aussi l’occasion pour les artistes de s’approprier la ville informée. Les systèmes d’information géolocalisée se multiplient. La fusion de la carte et du territoire induit un nouveau regard sur le monde. L’appropriation artistique de ces outils en révèle le potentiel, les limites et les inquiétudes. C’est là une des problématiques de recherche et création du CITU liée à l’exploration des complexes urbains et de leur nouvelle porosité informationnelle.

À partir du 14 janvier, journée de présentation du programme de recherche TerraNumerica par les 17 partenaires.

En clôture de cette journée, et jusqu’au 24 janvier, le CITU inaugurera l’exposition des propositions développées par les artistes dans le cadre de TerraNumerica.

Avec les installations de:

Florent di Bartolo: Infinity

Ce projet de site Internet propose à ses utilisateurs de se connecter à une interface 3D pour importer et géolocaliser leurs images de Paris. En mode visiteur, les bâtiments et le sol se retrouvent colorés en fonction de la position occupée dans le mode participatif par les images publiques et privées, la couleur dépendant de leur quantité en un emplacement donné.

Maurice Benayoun: Last life

Sur Internet, un univers tridimensionnel blanc, une ville (Paris). La ville est peuplée d’images provenant de webcams. On y découvre la vraie vie des participants. L’observer, c’est offrir des points de vie. Être observé, c’est gagner des points. Quel que soit l’objectif que le participant s’est fixé, atteindre la plus grande visibilité ou rester dans l’anonymat le plus profond, il devra modifier sa vraie vie telle qu’elle apparaît dans la fenêtre de la webcam soit pour justifier l’attention que le visiteur lui portera ou encore pour préserver sa discrétion.

Mayumi Okura et Dominique Cunin: Paris-Souvenir

Le temps passé dans différents lieux au fil d’un trajet urbain constitue la matière première de Paris souvenirs. Il propose de représenter le degré de précision des souvenirs que nous avons des rues que nous avons empruntées sous la forme de sculptures de petite échelle et enserrées dans des boules à neige de type touristique. Seuls les bâtiments situés autour du trajet décrit par la personne dans ses déplacements sont représentés. Plus le temps passé dans un lieu et long, et plus sa représentation est précise et de grandes dimensions.

Karen O’Rourke: Partially Buried University

L’amphithéâtre du Centre Saint Charles (Université Paris 1) connaît un problème d’infiltration en raison de la présence d’une zone de rétention sur la terrasse du bâtiment. Croisant cette réalité prosaïque avec la notion d’entropie, au coeur du projet Partially Buried University de l’artiste Robert Smithson, le visiteur est invité à participer à l’élaboration d’un jardin suspendu imaginé sur cette même terrasse afin de capter l’eau résiduelle. Aménagement qui pourrait toutefois participer de l’ensevelissement du Centre Saint Charles.

Bertrand Planes: Zoom

Le projet Zoom traite de la notion de relation à la limite. Il propose un mode exploratoire alternatif à celui en usage dans les services cartographiques de type Google Earth : une navigation continue dans la texture en zoom avant, sans avoir recours aux effets de l’interpolation, ceux-là même qui participent de l’illusion de zoom. Chaque vue est alors composée d’une mosaïque d’images dont l’échelle est conservée dans une progression sans fin.

Seront également présentés pendant la durée de l’exposition:

Le télescope de réalité virtuelle réalité augmentée conçu, développé et produit par le CITU dans le cadre de TerraNumerica avant son installation sur la terrasse de l’Arc de Triomphe. Un nouveau laboratoire pour expérimenter les nouvelles formes du regard sur la ville.

Texture participative : la peau de la ville, nouvelle surface d’écriture.

La Montre Verte : capteurs individuels au service d’une cartographie participative et temps réel de la pollution urbaine.

Ainsi que 3 projets-concepts de l’Atelier de Design Numérique de L’ENSCI-les Ateliers.

TerraNumerica est un projet du Pôle de compétitivité Cap Digital sur le développement de nouveaux outils de modélisation de la ville et d’exploration informationnelle du web à la réalité virtuelle en passant par le mobile et la réalité augmentée.

Infos pratiques :

du 14 au 24 janvier 2010
de 12h à 19h

Le SAS à la Bellevilloise

19-21 rue Boyer

Paris 20eme

Contact : helene.perreauATcitu.info

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Dossier Ludigo « Lorsque la carte géographique rencontre la carte des données» 

Mercredi 16 décembre 2009

Jean-Christophe Plantin (qui a, lors de son master à l’Université Paris 8, suivi le projet Montre Verte) a coordonné le dernier dossier consacré au sujet suivant : « Lorsque la carte géographique rencontre la carte des données« . Il s’intéresse à la convergence de deux bases de données informationnelles : une base de données géospatiales (cartes géographiques numériques) et une base de données géoréférencées.

Sources :

Jean-Christophe Plantin. « Lorsque la carte géographique rencontre la carte des données»  in Ludigo. Dossiers. www.ludigo.net/index.php?rub=4&dossier=3&focus=212864&fsize=2 (vérifié le 16/12/2009).

L’offensive de Google sur la ville : Google Goggles & Favorite Places

Vendredi 11 décembre 2009

Google met en œuvre des technologies non nécessairement nouvelles (regardez le Japon) mais à une échelle et avec une force de frappe qui le caractérisent, à même de modifier ou d’inventer des usages en ville.

Une nouvelle application réalisée par Google pour Androïd, appelée « Google Goggles« , permet notamment, dans le contexte urbain qui nous préoccupe, de « scanner»  la ville pour identifier des lieux (possiblement touristiques, comme le montre un passage de la démo). Notez l’utilisation de la Tour Eiffel comme marqueur (» Landmark» ) sur le site officiel du service

Par ailleurs 100 000 QR codes vont être envoyés à autant de commerçant afin qu’il le dispose sur leur vitrine, en « récompense»  de leur bons et loyaux services (il s’agit des commerces les plus « populaires»  parmi ceux ayant souscrit au service Google Local Business Center, en fonction de leur ranking dans des listes croisant des données utilisateurs en provenance de Google.com et Google Maps). Par ce moyen, le piéton (ou navigateur urbain) pourra ainsi obtenir des informations sur le commerce en question sur son terminal mobile.

Quand le virtuel, présupposé dématérialisé, marque de son empreinte le réel et vice-versa.

Sources :

Google Goggles [en ligne] www.google.com/mobile/goggles/#landmark (vérifié le 11/12/2009)

Favorite Places [en ligne] www.google.com/help/maps/favoriteplaces/gallery/#los-angeles-ca (vérifié le 11/12/2009)

Nick Bilton. « Putting a Bar Code on Places, Not Just Products»  in Bits Blog – NYTimes.com [en ligne] bits.blogs.nytimes.com/2009/12/07/putting-a-bar-code-on-places-not-just-products/?th&emc=th (vérifié le 11/12/2009)

« Augmenting Aerial Earth Maps with Dynamic Informations From Videos» 

Mardi 13 octobre 2009

Si la version 1.0 de la carte pouvait être celle d’une carte statique, la 2.0, celle d’une carte contributive permettant de disposer de nombreuses couches d’informations, préparez-vous à la carte animée 3.0 intégrant des informations dynamiques en temps réel comme des enregistrements vidéos (un match de foot lors duquel nous pourrions décider de l’emplacement de notre caméra/point de vue), ou la restitution en 3D d’un trafic routier ou de la météo. Bientôt, un tsunami comme celui au Samoa pourra être regardé directement dans Google Earth, quelle chance (sauf pour les actionnaires de TF1) ! Ne nous rapprocherions-nous pas tranquillement du projet de carte-territoire E-Corce ? Allez, Google ! Encore un effort ! Au fait, qui prévient entre-temps Virilio ?

Coïncidence amusante (ou pas, c’est selon), cette annonce intervient au moment où la Grande-Bretagne se lance avec Internet Eyes dans un Big Brother (l’émission, pas le bouquin dont il s’inspire cependant !) à durée indéterminée, en invitant quiconque disposant d’une connexion Internet de par le monde à participer à un jeu de vidéosurveillance (lire l’article paru dans Le Monde). Le principe est simple : si je visualise un délit, je préviens la police et gagne des points en conséquence des services rendus. « Instant Crime Stopper» , comme il se dénomme. Pas sûr en tout cas que le serious game enchante Martin de Le Chevallier qui, avec son « jeu de surveillance»  Vigilance 1.0, proposait sur un mode comique et critique d’adopter la même attitude (télécharger le jeu ici à partir de la page dédiée au projet). Il est vrai que le glissement entre la télé-réalité et l’exercise d’un « voyeurisme citoyen»  -un nouveau concept hybride et donc bizarre de notre hypermodernité, possiblement porteur- s’opère en douceur, sans grande résistance tant on a fait de l’observation de la vie d’un troupeau d’individus dans un bocal une chose banale parce que quotidienne.

A croire que les concepteurs du « jeu»  (on a quand même du mal à l’écrire) ont pris acte de la critique du fantasme de vidéosurveillance totale mené par Latour dans Paris Ville Invisible, quand ce dernier pointait l’insuffisance des moyens humains policiers (humain, trop humain) face à la mosaïque d’écrans dans le QG de la Préfecture de Police. Cette surveillance distribuée d’obédience benthamienne nous annoncerait-t-elle l’émergence d’une ville-panoptique, vécue dès lors comme une prison ?  Rassurons-nous, dans un avenir relativement proche, de nouvelles caméras dites « intelligentes»  bénéficieront des dernières recherches en analyse d’images et, grâce à l’automatisation de la reconnaissance de formes, il sera de nouveau permis aux téléspectateurs de se prélasser à nouveau, dans son fauteuil.

Sources :

Kihwan Kim, Sangmin Oh, Jeonggyu Lee and Irfan Essa. « Augmenting Aerial Earth maps with Dynamic Informations From Videos»  [en ligne] www.cc.gatech.edu/cpl/projects/augearth/augearth_ismar_reduce.pdf

Malingre, Virginie. « Caméras de surveillance : tous voyeurs, tous délateurs»  in Le Monde.fr [en ligne] www.lemonde.fr/archives/article/2009/10/10/cameras-de-surveillance-tous-voyeurs-tous-delateurs_1252130_0.html

Internet Eyes. [en ligne] interneteyes.co.uk/

Martin Le Chevallier. Vigilance 1.0 in martinlechevallier.net [en ligne] www.martinlechevallier.net/vigilance.html

Métro Paris Iphone

Mardi 25 août 2009

Après Nearest Tube d’Acrossair, une application de réalité augmentée pour terminal mobile pour visualiser les stations de métro parisien les plus proches.

Building Rome in a Day – Université de Washington

Jeudi 30 juillet 2009

Nous avions attiré l’attention, à l’occasion de la journée de clôture du programme Ville 2.0 dirigé par la FING, sur les enjeux culturels et sociaux associés à la possibilité d’une représentation collective de l’espace urbain, à partir de l’utilisation de base de données photographiques comme FlickR, à la suite du projet Photosynth qui eut le mérite d’ouvrir la voie à de nombreuses autres recherches.

Building Rome in a Day est un projet de recherche mené par le département Computer Science and Engineering de l’Université de Washington. Partant du constat que la requête « Rome»  renvoyait 2 millions de photographies indexées, l’idée leur vint de tenter d’organiser cette quantité d’informations a priori très hétérogène, si ce n’est qu’elle ne concerne un même territoire.

Ci-dessus, une illustration du résultat obtenu pour la place Saint-Marc de Venise, réalisée à partir de 14079 images ayant permis d’obtenir un nuage de 4 515 157 points, et qui permettra de mieux percevoir la filiation de cette visualisation avec le projet Photosynth, qui recourait, dans ses premières versions, au même espace de démonstration. Vous pourrez également voir ici des exemples concernant des monuments romains (Colisée) ainsi qu’une visualisation du vieux quartier de Dubrovnik.

Exemple de réappropriation (détournement !) par des chercheurs, de contenus souvent qualifiés d’amateurs et disposés à des fins différentes sur FlickR, ce qui brouille les cartes et pose autant de question qu’elle ne permet d’entrevoir de nouveaux usages.

Sources :

« Building Rome in a Day»  in GRAILGraphics and Imagery Laboratory. [en ligne] grail.cs.washington.edu/rome/ (vérifié le 30/07/08)