« Siren Shields»  – Exposition de HeHe, du 22 juin au 18 juillet à Ars Longa, Paris

1 juillet 2009

SIRENE_prototype-geneve-novembre-2008

Une exposition du collectif HeHe tentant de renverser la logique de surveillance communément attribuée aux forces de police, notamment en mettant au point un dispositif permettant de déclencher l’enregistrement d’images vidéos lors de la reconnaissance des sons produit par des sirènes de police:

Prenant le contre-pied des représentations symboliques de la police dans notre société, le duo HeHe (Helen Evans et Heiko Hansen) présente à Ars Longa un dispositif alliant radar de contrôle inversé et ballet de sirènes, télévision sous contrôle et gyrophare géant.

Non sans humour, c’est en observateur averti que le collectif redistribue les rôles en donnant au citoyen la possibilité de générer de nouveaux modes d’appropriation, que ce soit dans un espace public, devant un écran, ou une exposition.

L’exposition “Siren Shields” prend comme point de départ la création d’un logiciel libre permettant l’enregistrement de sons de sirènes, Siren Shield v1 2009, fruit de la résidence 2008 d’Helen Evans et Heiko Hansen à Ars Longa.
Depuis plusieurs années, le collectif développe une pratique artistique pluridisciplinaire centrée sur les enjeux sociaux et écologiques contemporains, plaçant toujours le spectateur au cœur de ses préoccupations.

Dans le cadre de l’exposition : une conférence aujourd’hui (19h à Ars Longa) d’Anne Zeitz sur le thème « Surveillance et contre-surveillance»  en présence de HeHe.

Sources:

« Siren Shields»  in Ars Longa [en ligne]. www.arslonga.fr/archives/1324 (vérifié le 01/07/2009)

Illustration:

HeHe. Prototype Genève. Novembre 2008

Première école d’été du GDR MAGIS (IGN) du 7 au 11 septembre 2009

30 juin 2009

Du 7 au 11 Septembre 2009, l’IGN organise à Aussois, la première école d’été du GDR MAGIS. Pour cette première édition, l’objectif est de dresser un panorama général du domaine, de présenter les principaux concepts et approches afin de transmettre les fondamentaux aux personnes inscrites à l’école (donc des informaticiens, géomaticiens et géographes). Pour cette première édition, seront abordés les thèmes suivants :

* Thème 1 : de la cartographie à la géo-visualisation
* Thème 2 : ontologies, web sémantique et métadonnées spatio-temporelles
* Thème 3 : modélisation spatio-temporelle (modèles conceptuels et outils)
* Thème 4 : dispositifs mobiles et ubiquité
* Thème 5 : classification et apprentissage
* Thème 6 : réseau, transport, mobilité et analyse spatiale
* Thème 7 : Internet, Web 2.0, Web services, web communautaire

Les thèmes abordés devraient permettre de participer à la formation des doctorants du domaine. Elle est aussi adaptée et ouverte aux post-doctorants ainsi qu’aux chercheurs en géographie ou en informatique travaillant autour ou avec les SIG et souhaitant compléter leurs connaissances dans ce secteur pluridisciplinaire, en pleine évolution technologique.

Attention, *le nombre de places étant limité à 35 participants, inscrivez-vous rapidement*.
Date limite d’inscription : 3 juillet 2009

Informations :
ecole-magis.imag.fr/
ecole-magis.imag.fr/index_fichiers/page0003.html

Sources : Email.

Loïc Haÿ. Les villes face au défis des nouvelles cartographies numériques (colloque Hyperurbain.2)

29 juin 2009

Radical cartography : un site Web, une exposition et un livre

29 juin 2009

Radical_cartography

Le site Radical Cartography s’introduit par le tout aussi radical texte de Baudrillard, en relation avec la fameuse fable borgienne :

If we were able to take as the finest allegory of simulation the Borges tale where the cartographers of the Empire draw up a map so detailed that it ends up exactly covering the territory (but where the decline of the Empire sees this map become frayed and finally ruined, a few shreds still discernible in the deserts — the metaphysical beauty of this ruined abstraction, bearing witness to an Imperial pride and rotting like a carcass, returning to the substance of the soil, rather as an aging double ends up being confused with the real thing) — then this fable has come full circle for us, and now has nothing but the discrete charm of second-order simulacra.
Abstraction today is no longer that of the map, the double, the mirror or the concept. Simulation is no longer that of a territory, a referential being or substance. It is the generation of models of a real without origin or reality: a hyperreal. The territory no longer precedes the map, nor survives it. Henceforth, it is the map that precedes the territory — PRECESSION OF SIMULACRA — it is the map that engenders the territory and if we were to revive the fable today, it would be the territory whose shreds are slowly rotting across the map. It is the real, and not the map, whose vestiges subsist here and there, in the deserts which are no longer those of the Empire but our own: The desert of the real itself.
Jean Baudrillard, « The Precession of Simulacra» 

On s’intéressera aux ressources (non exhaustives) ainsi qu’à l’exposition itinérante et livre An Atlas of radical cartography proposant deux volets : un ensemble de 10 cartes -dont un projet de IAA que nous avions relayé sur ce blog- et un ensemble de 10 essais. L’introduction insiste sur la dimension politique du projet, par opposition à une cartographie dont l’ambition serait d’être objective:

This Atlas is an atlas and not the atlas. Rather, it is one of many possible atlases, given the abundance of artists, architects, and others using maps and mapping in their work. While all maps have an inherent politics that often lies hidden beneath an “objective” surface, the contributions to An Atlas of Radical Cartography wear their politics on their sleeve. This publication includes ten pairs of politically engaged maps and texts from within the growing movement of cultural producers who have parallel or integrated activist practices.

The simplest of radical cartographies, the “upside-down” world map, appears on the cover of this book. More than a neat trick, this picture of the world has a historical basis in medieval world maps that were sometimes oriented with East or South at top. The modern north-oriented map continually reproduces the idea of the global North and the global South. The “inverted” map calls into question our ingrained acceptance of this particular “global order.” The maps and texts in this book also serve this purpose—to unhinge our beliefs about the world, and to provoke new perceptions of the networks, lineages, associations and representations of places, people and power. [lire la suite]

Sources :

Radical cartography. [en ligne] www.radicalcartography.net/ (vérifié le 29/06/2009)

An Atlas of Radical cartography. [en ligne] www.an-atlas.com/ (vérifié le 29/06/2009)

Programme du colloque HyperUrbain.2 « Nouvelles cartographies, nouvelles villes ?»  – 3 et 4 juin 2009 – Cité des Sciences et de l’Industrie, Paris.

15 mai 2009

3 juin 2009

8H30 enregistrement

09h45 – 10h15 :

Ouverture : Daniel Kaplan (FING), Khaldoun Zreik (CITU-Paragraphe, Université Paris8)

10h15 – 11h00 :

Espace de la ville, espace de la carte. De l’analogie à la coexistence
Boris Beaude (Laboratoire Chôros – École Polytechnique Fédérale de Lausanne)

11h00-11h30 Pause

11h30-13h00

Cartographie numérique en ligne nouvelle génération : Impacts de la néogéographie et de l’information géographique volontaire sur la gestion urbaine participative
Mericskay Boris(1), Roche Stéphane(2)
(1)Département de géographie, Université Laval, Québec, Canada
(2)Département des sciences géomatiques, Université Laval, Québec, Canada

New maps from the media-city: CityMurmur as a tool for the visualization of urban space
Marco Quaggiotto(1), Donato Ricci(1), Gaia Scagnetti(1), Giorgio Caviglia(2), Michele Graffieti(2), Samuel Granados Lopez(3), Daniele Guido(2)
(1)Politecnico di Milano, INDACO dept., Italie
(2)Politecnico di Milano, Facoltà del Design, Italie
(3)Universidad de Malaga, Espagne

Terra Magna : enjeux et usages d’un SIG 3D pour l’aménagement et l’urbanisme
Bruno Hilaire(1), Nicolas Klein(2)
(1) CSTB, Marne la Vallée, France
(2) STAR-APIC, Cachan, France

14h30-16h30

Cartes à l’écoute de la ville : Prolégomènes pour le renouvellement des cartographies acoustiques de la ville européenne
Olivier Balaÿ, CRESSON – UMR CNRS 1563, Laboratoire BRAUP/ MCC, Ecole d’Architecture de Grenoble, France

Ville cartographiée, cartographie de la ville : Le jardin public : un contrepoint atmosphériste à la promenade numérique et artistique
Laurent Desombre , Smaîl Khainnar, Patrizia Laudati
Laboratoire des Sciences de la Communication LSC, Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis, France

Hyper‐Local Internet: la nouvelle dimension des espaces publiques des nos villes?
Collectif IMAGINARIO (Francesco Cingolani, Domenico Di Siena)
Università Politecnica di Madrid, Dipartimento di Urbanistica, Espagne

16h00-16h30 Pause

16h30-17h30 :

Les villes face aux défis des nouvelles cartographies numériques
Loïc HAY, Artesi – Ile de France

4 juin 2009

09h30-10h15 :

Le monde carte, la fusion critique et autres pratiques de décryptage urbain
Maurice Benayoun, Université Paris 1, France

10h15-11h00 :

Towards an Ambient Europe of and for citizens
Rob van Kranenburg, Resonance Design, Gent, Belgique

11h30-13h00

Le piéton dans la ville : Nouvelles épreuves de la micromobilité hyperdocumentée
Sophie Pène, GRIPIC-EA 1498, Université Paris IV, France

Art et cartographie, rendre visible l’invisible :
Cartographie de la présence relative de multiples humains distribués au sein de l’espace urbain.
Natacha Roussel, Experientiæ Electricæ, France

14h30-16h00

Projet urbain : de la collaboration à l’environnement virtuel
Ève ROSS, Centre de recherche sur les médiations, Université Paul Verlaine – Metz, France

Les nouveaux usages géographiques du cyberespace
Jéremie Valentin, Laboratoire Mutations des Territoires en Europe (CNRS FRE 3027), Université Montpellier III, France

Les usages d’une carte dynamique en situation de catastrophe naturelle
Marc Relieu, Télécom Paristech, Département Sciences Economiques et Sociales, SophiaAntipolis, France

16h00-18h30 :

Atelier Cartographie numérique environnementale : le projet « la montre verte / citypulse » en trois moments
16h00-17h00 :
1-Expérimentation avec les montres capteurs, promenade autour de la cité des Sciences (animateur : Thierry Marcou, FING – Christophe Leclercq, CITU-Paragraphe)
2-Atelier technique, visualisation de données avec Google Maps (animateur : Bernhard Rieder, Citu-Paragraphe)
17h00-18h30
3-Analyse et discussion à partir des retours d’expérimentation, perspectives et enjeux de la captation distribuée de données environnementales (animation : partenaires du projet « la montre verte / citypulse »

Entrée libre sur inscription à hyperurbain@europia.org

Informations complètes sur le site hyperurbain.net/

Première présentation publique de la montre Verte, Vendredi 15 mai 2009, Paris 2ème

15 mai 2009

Le projet Montre Verte, dispositif personnel communicant équipé de deux capteurs environnementaux (ozone, bruit) d’une puce GPS et d’une puce Bluetooth, fait l’objet d’une première expérimentation ouverte au public ce vendredi 15 mai 2009 dans le 2ème arrondissement. L’appareil a la forme d’une montre que son porteur emmène avec lui dans la ville, capturant et stockant des mesures qui sont ensuite publiées sur le réseau.

Programme des expérimentations :

Le 15 mai 2009 : apéro festif avec les habitants du IIe arrondissement de Paris et notre partenaire Quartier numérique, au cours duquel nous présenterons pour la 1re fois au public les prototypes et proposerons aux participants qui le souhaiteront de parcourir le quartier équipé de la montre verte. Une cartographie en temps réel permettra de suivre les différents parcours des porteurs de la montre verte et de commenter collectivement et publiquement les mesures de l’ozone et du bruit réalisées par les participants.

Dans le cadre de Futur en Seine, plusieurs événements sont programmés :

Du 22 au 25 mai : week-end montre verte Montreuil. En partenariat avec la Maison Populaire de Montreuil et le club écologique du collège Jean Moulin, 15 adolescents porteront la montre verte pendant tout le week-end. Le 25 mai, les résultats de ces captations seront commentés collectivement en présence des collégiens.

Le 4 juin : workshop montre verte à la Cité des sciences. Dans le cadre du colloque Hyperurbain 2 co-organisé par la Fing et Paris 8, ce workshop sera l’occasion de faire porter la montre verte par des chercheurs et de discuter en atelier des résultats

et au-delà des perspectives nouvelles en matière de services urbains et de cartographie urbaine que préfigurent les premiers prototypes de la montre verte.

Du 29 mai – 7 juin : montre verte à la wikiplaza. Cartographie quotidienne et collaborative de la place de la Bastille par les visiteurs de la wikiplaza équipés de la montre verte.

Informations complètes (description, contexte, dispositif, visualisation…) sur le site lamontreverte.org

Sources :

La Montre Verte. [en ligne] www.lamontreverte.org/ (vérifié le 15 mai 2009)

« La Montre Verte»  in Futur en Seine. [en ligne] www.futur-en-seine.org/fr/programme/thematiques/prototypes/montre-verte/index.php (vérifié le 15 mai 2009)

(Grand) Paris.

15 mai 2009

Paris se projette dans l’avenir, comme le manifeste toute une littérature futurologiste qui aurait paru quelque peu surannée il y a encore quelques années.

Alors que l’exposition consacrée aux résultats de la consultation internationale sur le Grand Paris, sur « la métropole du XXIe siècle de l’Après-Kyoto » et « le diagnostic prospectif de l’agglomération parisienne”, est ouverte au public au musée de la Cité de l’architecture & du patrimoine depuis le 30 avril dernier, et que l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR) publie Une petite synthèse du Grand Pari(s) de l’agglomération parisienne pour y voir plus clair, un article de François Ascher -qui a récemment reçu le Grand Prix de l’Urbanisme 2009- vient tempérer l’enthousiasme qui auréole la démarche de consultation d’architectes, et appelle à une recherche en urbanisme :

Que pensez-vous des débats sur le Grand Paris ?

L’initiative du gouvernement a eu le mérite de réinjecter les enjeux métropolitains et les grands intérêts économiques dans le débat, alors que le schéma directeur de la région se contentait d’additionner des demandes locales. Malheureusement, il n’aurait pas fallu confier ce travail à des architectes : ça reste assez pauvre, même si le côté stars a servi la communication. Une vraie recherche sur les métropoles et les conurbations aurait permis de mieux cadrer le débat. Si mon prix peut servir à dire une seule chose, c’est qu’il faut absolument relancer la recherche en urbanisme.

[lire la suite]

Recherche dans laquelle, pouvons-nous ajouter,  doit prendre place une réflexion sur les relations entre NTIC et territoires.

Sources :

« Le Grand Paris» . In Cité de l’architecture et du patrimoine. [en ligne] www.citechaillot.fr/exposition/musee/expositions_du_musee.php?id=80 (vérifié le 15 mai 2009)

ALLIX, Grégoire. Entretien avec François ASCHER. « Les villes se construisent sur des compromis» . In Le Monde. [en ligne] www.lemonde.fr/archives/article/2009/05/14/les-villes-se-construisent-sur-des-compromis_1192950_0.html (vérifié le 15 mai 2009)

Illustration : Visualisation du projet de Winy Mas Equipe MVRDV pour le Grand Paris (Sources : Site de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine)

New York, New York.

14 mai 2009

Certaines villes comme New York font l’objet de diverses recherches dans le domaine de la visualisation photographique et cartographique qui, au-delà de l’utilisation de médias différents, ne sont pas sans présenter des points communs, à l’instar des projets New York de Pixelcase et Here & There de Schulze & Webb.

New York proposée par Pixelcase.

Here & There de Schulze & Webb.

Sources :

« New York» . In Pixelcase [en ligne] www.pixelcase.com.au/vr/2009/newyork/

« Here & There» . In Schulze and Webb. [en ligne] schulzeandwebb.com/hat/

Illustrations : Capture d’écrans des projets « New York»  et « Here & There»  (site Internet)

Semaine de lancement du médialab du 25 au 28 mai 2009

6 mai 2009

Sciences-Po invite de prestigieux chercheurs dont Carlo Ratti, directeur de SENSEable City Lab, un des principaux acteurs de l’actuel renouvellement cartographique, dont certains projets ont été recensés sur ce blog :

La Direction Scientifique a le grand plaisir de vous inviter à la semaine de lancement du médialab, qui se déroulera du 25 au 28 mai 2009, à Sciences Po Paris, au 13 rue de l’Université (Paris 7ème).

Pour l’inauguration du médialab, nous avons demandé à trois personnalités internationales de montrer comment l’accès aux nouvelles données numériques avait modifié les questions de leurs domaines respectifs:

Le lundi 25 mai: Richard Rogers, de l’Université d’Amsterdam, directeur de la fondation Govcom.org, auteur de Information Politic on the Web, MIT Press, Cambridge Mass (2005), montrera comment suivre la politique sur le web;

Le mardi 26 mai: Yochai Benkler, de la Law School de Harvard, co-directeur du Berkman Center for Internet and Society, auteur du livre important The Wealth of Networks. How Social Production Transforms Market and Freedom, Yale University Press, New Haven (2006), montrera ce qu’on peut faire en science politique en utilisant les données numériques;

Le jeudi 28 mai: Carlo Ratti, du MIT, directeur du SENSEable City Lab, nous montrera comment le numérique modifie l’appréhension de la ville et des études urbaines;

Programme complet :  www.sciences-po.fr/recherche/news/communiques/medialab.htm

Sources :

« La Semaine de lancement du médialab du 25 au 28 mai 2009″ in SciencesPo. [en ligne] www.sciences-po.fr/recherche/news/communiques/medialab.htm (vérifié le 05/05/2009)

I Love Traffic

18 avril 2009

I Love Traffic, jeu en ligne réalisé par Jmtb02 et développé par Armor Games (relayé par le site Ecrans de Libération). Une sorte de serious game qui confie à l’utilisateur la gestion de feux de signalisation, le nombre de points étant proportionnel à la fluidité du trafic.

Sources : Jmtb02. « I Love Traffic» . In Armor Games [en ligne] armorgames.com/play/3515/i-love-traffic (vérifié le 16/04/2009)

Illustration : capture d’écran du jeu en ligne I Love Traffic.